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La manifestation sur les allées centenaires, ce jeudi 29 novembre 2018, entre la Place de l’Obélisque et le rond point de la RTS était pourtant autorisée, et le temps clément. La marche de l’opposition fut pourtant un fiasco total.

Un florilège des interventions des rares leaders qui avaient fait le déplacement, permet d’expliquer ce désaveu et cette désaffection des populations.

Mamadou Diop Decroix ; S. G. And jeef : « Nous exigeons des élections sincères pour permettre aux Sénégalais de choisir librement leur président de la république. S’agissant du fichier électoral, il faut laisser l’opposition exercer son droit de regard et de contrôle. S’ils veulent nous empêcher d’accéder au fichier, bloquer les cartes d’électeurs, ne souhaitent pas un organe indépendant pour organiser des élections libres, c’est la confrontation qu’ils veulent. A ce rythme et avec cette situation, on va à l’affrontement. Et nous sommes acculés à l’affrontement. »

Oumar Sarr coordonnateur PDS: « La démocratie, c’est le respect des droits et liberté des citoyens, ce que Macky et son régime ne font pas. Nous allons continuer et renforcer les mobilisations. Après cette marche, nous allons manifester devant le ministère de l’intérieur la semaine prochaine. S’ils n’acceptent pas les manifestations légales, autorisées par la constitution, il y aura des débordements, des combats de rue. »

Bamba Fall. Maire de la Médina : « L’opposition exige des élections libres et transparentes. Nous voulons que le vrai fichier électoral soit publié et disposer de la carte électorale. »

Mame Diarra Fam, Député: « Nous voulons qu’Aly Ngouille Ndiaye quitte le ministère de l’intérieur. Il faut une personnalité neutre pour organiser l’élection présidentielle. Nous allons nous battre jusqu’au bout pour des élections libres et transparentes.»

Aida Mbodj: « Que le pouvoir le sache, la mobilisation ne va pas faiblir. Il faut que Macky Sall et son régime dégagent parce qu’ils ont échoué sur toute la ligne.»

El hadji Amadou Sall, sur Sénéplus : « La question de la candidature de Karim Wade n’est pas une question juridique, mais politique. Si Karim n’est pas candidat, nous ne boycotterons pas les élections, nous nous opposerons à sa tenue. »

A force de s’agripper à des revendications exclusivement politiques, les adversaires du candidat Macky Sall ont fini par se couper de la réalité et des populations qu’ils espèrent rallier à leur cause ,et qui se reconnaissent de moins en moins dans leurs discours.

Il n’y a aucune offre pour faire face à la situation socioéconomique désastreuse des citoyens.

Et Dieu sait, qu’entre le chômage des jeunes, auquel Macky Sall n’a apporté aucune solution, l’enseignement qui va de mal en pis, le système sanitaire dans le coma, la malnutrition qui s’est généralisée, la corruption qui gangrène tous les secteurs, il y a de quoi se positionner en alternative crédible à la politique du président actuel.

Aussi, l’ absence totale, de la part des leaders de l’opposition, de propositions pour sortir le pays de la pauvreté et de l ‘ indigence est stupéfiante.

Toutes leurs préoccupations semblent se limiter aux élections : Fichier électoral, organisateur, candidature. Autrement dit, seul le pouvoir les intéresse, afin d’être Khalife à la place du Khalife.

S’ils persistent dans cette voie sans issue, ils auront de grosses surprises au soir du 24 février 2019, et s’ils croient que les populations vont descendre dans la rue pour affronter les forces de l’ordre, ils se font des illusions.

Serigne Mbacké Ndiaye

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