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Pêcheurs morts en mer: L’interminable et macabre litanie

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Ils étaient 181 pêcheurs Sénégalais à avoir trouvé la mort dans l’océan en 2017. 226 tués en deux ans, précise Greenpeace, qui prévient que les statistiques sont  fausses. Qu’il y aurait en réalité des milliers de personnes perdues en mer, car de nombreux pêcheurs ne s’inscrivent pas auprès des autorités.

Les mêmes causes   produisant les mêmes conséquences, les pêcheurs n’ont pas tardé à ouvrir les funestes statistiques  de  2019.

Des 7 pêcheurs disparus aux larges de la Mauritanie, on a retrouvé  les corps de 4 d’entre eux vers Tarrafal, une ville côtière du Cap Vert :

« La police maritime et les autorités judiciaires compétentes du Cabo Verde ont décidé de procéder à une autopsie pour déterminer les circonstances exactes de ces décès. A l’état actuel des choses, rien ne peut présager le rapatriement des  corps. Le gouvernement du Sénégal qui suit de très prés ce dossier au Cabo Verde, informera à temps utile des développements », selon un communiqué laconique du ministre de la pêche Omar Gueye.  

Les causes de cette hécatombe qui n’émeut plus personne, car faisant partie du décor qu’on ne remarque plus, ont été  pourtant listées depuis longtemps par les spécialistes.  

-L ‘exploitation irrationnelle des ressources halieutiques  par les régimes qui se sont succédés depuis les indépendances (avec leurs lots d’enrichissements personnels) par le biais de contrats désavantageux pour le Sénégal, le pillage des bateaux pirates qui s’en donnent à cœur joie, devant l’incapacité de l’ état qui ne s’est jamais donné les moyens de surveiller ses 531 km de côtes, afin de protéger ses ressources halieutiques, ont conduit à la raréfactions des poissons dans l’une des zones les plus poissonneuses du monde, baptisée zone 34 par la FAO et qui part de la Mauritanie,  au Golf de Guinée. 

• Les pêcheurs sont ainsi obligés d’aller de plus en plus loin dans l’océan pour chercher un poisson  qu’ils ne trouvent plus chez eux, comme au temps de leurs aïeux, prenant ainsi des risques souvent fatals.

• Le manque de coordination entre les services météorologiques et les pêcheurs afin qu’ils soient avertis du mauvais temps.

• La subsistance de croyances archaïques chez ces derniers qui voudraient qu’un vrai pêcheur  ne doit pas porter de gilet de sauvetage, symbole  de manque de courage. 

• Des pirogues en bois qui ne sont plus adaptées, car avec le réchauffement climatique, les tempêtes sont de plus en plus fréquentes et imprévisibles.

Des causes qui ne sont pas exhaustives et sur lesquelles, les réponses de l’état sont jusqu’à présent insatisfaisantes.

Serigne Mbacké Ndiaye         

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