Abdoulaye Wade à Conakry : Les dessous de la visite

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Tous les diplomates vous le confirmeront : Il faut toujours entamer des négociations en position de force.  Un B-A  BA  des relations internationales,  qu’en vieux loup de la politique, Abdoulaye Wade ne saurait ignorer. 

Et comme chez lui il n’ y a pas de demi mesure, il a placé  la barre très haut. Plonger le Sénégal dans l’insurrection, en incitant les populations à bruler les bureaux de vote et les procès verbaux  le 24 février, jour du scrutin.

 Et pour montrer qu’il en a les moyens, il s’est offert une déambulation dans les différents quartiers de la capitale le 7 février, dés sa descente d’avion, avant de récidiver le lendemain à Touba.

Les milliers de Sénégalais qui l’ont accueilli et suivi, lui ont permis de prouver qu’il a les moyens de ses menaces, d’autant qu’il envisageait de descendre sur le terrain comme un candidat pour  semer la bonne parole.

Cette démonstration de force aurait-elle porté ses fruits ? 

Sa visite impromptue en Guinée le laisse croire, car le président Alpha Condé serait élevé au grade de facilitateur entre lui et  Macky Sall.

 Sauf que  les termes de la négociation seraient beaucoup plus prosaïques  qu’on ne veuille bien nous le faire croire. 

En effet, ils n’auraient  rien à voir avec les grands idéaux  (Démocratie, Liberté, Elections transparentes) et tout avec des intérêts personnels.

Selon le journaliste Yérim Seck, les conditions d’ Abdoulaye Wade pour renoncer à bruler son pays est la garantie  d’une amnistie pour son fils, la restitution des biens de sa famille et l’arrêt des commissions rogatoires engagées à l ‘ international  contre Karim.

Toujours selon le journaliste, Abdoulaye Wade devrait être de retour à Dakar ce 18 février en compagnie d’ Alpha Condé.

Serigne Mbacké Ndiaye

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