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Abdoulaye Wade et Madické Niang… ou le remake de l’Os de Mor Lam

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Le Parti Démocratique Sénégalais informe aussi bien l’opinion nationale qu’internationale et rappelle qu’un congrès régulièrement tenu le 21 mars 2015 avait pris la décision de proposer la candidature de karim Wade à la prochaine élection présidentielle. Dans ces conditions, aucune autre candidature de quelque bord qu’elle provienne, ne saurait  ni être soutenue, ni engager le Pds.

 

Ainsi fut la réponse d’Abdoulaye Wade à la décision  de maître Madické  Niang de se poser en candidat alternatif à Karim Wade frappé par l’inéligibilité, du fait de sa condamnation à six ans de prison et 138 milliards francs CFAd’amende  par la cour de répression de l’enrichissement illicite.

Et pour faire bonne mesure, Abdoulaye demande l’exclusion  de celui qui a osé braver la directive officielle du Parti et le retrait du poste de président du groupe parlementaire Démocratie et Liberté.

La candidature de Karim Wade aux prochaines élections présidentielles du 24 février 2019, vient ainsi de pousser un peu plus le Pds dans l’abyme où  il s’’enfonçait  déjà depuis quelques années.

La liste est en effet longue de ceux qui ont préféré quitter le Parti Démocratique Sénégalais depuis que battu en 2012 par Macky Sall, Abdoulaye Wade a pris la décision irrévocable de placer son fils à sa  tête.

Une dévolution monarchique à la tête  du parti avalisée par le congrès du 21 mars 2015 pour l’onction légitime et qui causa le départ de nombre de cadres et responsables, qui ne se voyaient pas en train de servir le fils qui se la coulait douce en France  dans les années de braises, alors qu’eux affrontaient les forces de l’ordre. A moins qu’ils ne purgent quelque peine de prison pour trouble à l’ordre public et autre offense au chef de l’état.

Le parachutage de Karim Wade à la tête  du parti et conséquemment  sa désignation comme candidat aux présidentielles, aura causé beaucoup de tort au Pds. Surtout depuis que cette candidature a été déclarée irrecevable du fait de sa radiation sur les listes  électorales.

La raison aurait voulu qu’une candidature de substitution soit envisagée au cas où, tout en continuant le combat pour défendre ses droits civiques.

Verser dans un déni de réalité en excluant toute possibilité  de candidature autre que celle de son fils,  et ceci quelles qu’en soient  les conséquences, quitte  à créer un désordre ou conflit pré électoral, relève purement  et simplement du suicide.

Cet entêtement   d’Abdoulaye Wade à maintenir le cap  même s’il mène  à une impasse, au nom du droit de propriété sur le Pds, et celui de Madické Niang  à se revendiquer de ce même Pds au  nom du droit de fraternité de parti, rappelle le conte de Birago Diop  «  L’Os de Mor Lam » ou la Morale  de l’ Obstination et son dénouement qui ne peut être que tragique.

En décidant  d’exclure son ami Madické Niang  du Parti Démocratique Sénégalais  afin d’en jouir seul, Abdoulaye Wade se retrouve dans la même posture que Mor Lam qui cherche à se débarrasser de Moussa  son frère de case pour pouvoir manger  seul son os.

L’individualisme de Mor Lam qui refuse le partage  dans une société  qui  justement, élève le sens du partage au rang de valeur cardinale ;  est le même que celui d’Abdoulaye Wade qui exclut toute voix discordante dans une association (un parti politique), où la diversité des opinions doit être une qualité intrinsèque.

Deux tragi-comédies qui risquent d’avoir la même issue tragique : La mort  de Mor Lam et celle du Parti Démocratique Sénégalais.

 

Serigne Mbacké Ndiaye

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