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Absence des femmes à la présidentielle : Le conseil constitutionnel est-il misogyne ?

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En politique, leur présence passe inaperçue et leur absence n’est jamais remarquée.
Pour ne pas déroger à la règle, les femmes seront encore une fois, les grandes absentes de la présidentielle de 2019. Elles étaient pourtant trois à avoir réussi à déposer leur dossier au conseil constitutionnel : Aida Mbodj, Aissata Tall Sall et Amsatou Sow Sidibé.

Toutes les trois ont été éliminées.
Le conseil constitutionnel est-il donc à l’image de la société Sénégalaise, misogyne ?

En effet, les femmes semblent condamnées à jouer les seconds rôles en politique. Ces présidentielles de 2019 étaient pourtant censées opérer une rupture, avec deux records de la gente féminine : En quantité et en qualité :
Aissata Tall Sall ( Député Maire de Podor et leader de Osez l’ Avenir), Aida Mbodj ( Député Maire de Bambey), Yacine Fall ( Économiste et présidente du mouvement Def Li La War), Nafissatou Wade ( Spécialiste en aménagement et en urbanisme), Ndella Madior Diouf ( Secrétaire générale de la RNUA ), Amsatou Sow Sidibé ( Professeur de droit ), Ndeye Khady Ba ( Leader du mouvement 3 A) Ndeye Sokhna Mbacké ( Besa Ngui Gnew).

Elles se sont toutes perdues en chemin, sans que nul ne s’en aperçoive ni ne s’en émeuve.
Elles ont pourtant énormément d’atouts à faire prévaloir :

  • Elles constituent 50,2% de la population, (7 658 408), contre 49,8% pour les hommes (7 597 938)
  • L’expérience a prouvé qu’elles sont plus volontaristes, plus engagées et donc votent plus que les hommes.
  • Le taux de scolarisation des filles dépasse celui des garçons 95% contre 89%
  • Elles dament souvent le pion aux garçons lors des concours, y compris dans les matières scientifiques.
  • Elles sont omniprésentes dans tous les strates de la société et des instances de décision (gouvernement, banques, assurances, conseils d’administrions, entreprises, organismes internationaux.)
  • Leur expertise dans les domaines de pointe n’est plus à démontrer.

En dépit de tous ces atouts, les femmes sont ravalées au rang de bétail électoral.

Des troupeaux qu’on regroupe le jour du vote, qu’on habille de tissu bas de gamme à l’effigie du candidat avant de les enfourner dans des cars au son des tam-tams pour les conduire à l’isoloir.

Serigne Mbacké Ndiaye

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