Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Affaire Sonko/ Tullow : Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

C’est à peine si on ne le brandit pas comme la preuve de sa forfaiture et de sa trahison. Un document dans lequel la société pétrolière Tullow Oil reconnaitrait avoir fait un don de 195 000 dollars au leader de PASTEF pour «  qu’il mène à bien sa campagne de communication sur la transparence des ressources naturelles » : « Connexions dangereuses, Com’ une proie… » titrent les journaux.

En vérité, l’affaire Sonko/ Tullow Oil illustre simplement la problématique du financement des partis politiques.

Nul n’ignore qu’une campagne électorale coute chère et qu’une présidentielle se gagne ou se perd aussi par les moyens financiers engagés. Une problématique que l’état n’a jamais prise en compte, alors qu’elle fait partie des paradigmes fondamentaux de la démocratie, de la transparence et surtout de l’égalité des partis politiques face aux élections. D’ autant que la vente des cartes ne leur rapporte absolument rien. Il s’avère donc absolument naturel qu’ils aillent chercher ailleurs des sources de financement, s’ils veulent se donner les moyens de leur ambition présidentielle.

En 2012, le candidat Macky Sall avait fait sa campagne électorale, accompagné de cohortes de 4/4 flambants neufs. Quand on lui avait posé la question sur l’origine du financement, il avait eu une réponse laconique : Des amis. La même question s’est posée en France où avant 1988, l’état ne contribuait pas au financement des partis politiques. S’ensuivait un financement occulte de ces derniers.

Henry Emmanuelli se verra ainsi condamné pour financement illégal du Ps par le bureau d’étude URBA et Gérard Longuet, du Parti Républicain par la société La Signalisation.

Ces financements occultes poussèrent l’état à légiférer sur la question et à voter la loi relative à la transparence financière de la vie politique : «  L’état décide d’aider au financement de la vie politique. »

Cependant, le financement des partis politiques est plafonné en France. Aux Usa où il n’y a pas de limite, ce sont surtout les ‘’Lobbys’’ qui financent les partis politiques, au gré de leurs intérêts. Et ce sont souvent des sociétés pétrolières, d’assurances… Seul 0,1% des citoyens participe au financement des campagnes.

La campagne électorale de Barack Obama a par exemple été financée en grande partie par l’industrie pharmaceutique. Ce qui expliquerait l’Obamacare, sa politique de sécurité sociale. En effet, une fois élu, on rend l’ascenseur.

En effet, ces multinationales qui participent au financement de la campagne des candidats ne sont pas des philanthropes et attendent un retour sur investissement.

C’est exactement ce qui se passe aussi au Sénégal.

Serigne Mbacké Ndiaye

%d blogueurs aiment cette page :