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LE FAIT (Le commentaire du jour) : Aliou Sall va-t-il tomber?

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Le moins que Aliou Sall, Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) devrait faire, après les révélations de la BBC, est de démissionner pour venir défendre son honneur et son honnêteté et non demander la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

Pour beaucoup moins que ce que le média britannique a révélé, l’ancien Maire de Dakar, Khalifa Sall, s’est retrouvé en prison, a été jugé et condamné, a été destitué de son fauteuil de premier magistrat de la capitale. Karim Wade, lui, a été arrêté, jugé, condamné et banni du pays et passe pour être le plus grand ripou du Sénégal pour des accusations de prévarications comme celles qui stigmatisent actuellement Aliou Sall.

Il faut être clair et être aussi précis que les informations de la BBC. Ce que l’on relève et impute à Aliou Sall, le Maire de Guédiawaye et Président de l’AMS ne porte pas sur son pedigree, ni sur son cursus, ses compétences et ses appointements. Sur ce registre, son itinéraire académique et professionnel est tout à son avantage. Ce qui lui est reproché porte sur des délits d’initiés et des accusations de corruption, de détournements et de prévarication d’argent provenant des ressources publiques.

Les faits reprochés à Karim Wade et Khalifa Sall étaient du même ordre et portent sur le même registre. Il n’y a donc qu’une ligne de défense possible. Cela est-il exact et donc vrai ? Ou alors relever avec pertinence les inexactitudes des faits allégués et ainsi clouer le bec aux accusateurs.

Il ne faut pas tomber dans de l’angélisme ou dans la béatitude en percevant le monde de la politique et celui des affaires comme un univers de bisounnours. Il n’y a que des rapports d’intérêts, des intrigues, des luttes et des jeux de pouvoir qui déterminent les relations et les rapports de force.

Les opposants qui réclament le scalp de Aliou Sall sont dans leur rôle en tentant de mettre à jour une connivence entre ce dernier et son frère de Président de la République. Certes, s’il y a des lois et des règlements qui légifèrent dans les relations entre les affaires publiques, celles du privé et du monde des affaires, il y a aussi des usages qui veulent que pour des raisons de transparence et d’équité, on sépare les affaires de la famille et celles liées à la souveraineté nationale.

Qu’Aliou Sall soit un employé de Frank Timis n’est pas un délit en soi. Seulement, qu’il soit le collaborateur de ce dernier qui fait des affaires au Sénégal sous le magistère de Macky Sall peut apparaître comme une grosse maladresse du fait de soupçons légitimes que certains pourraient percevoir dans cette ubiquité de haut fonctionnaire devenu subitement riche après cet épisode et qui revient à nouveau servir la Fonction Publique à la CDC

Ainsi, dans les relations internationales existe-il la règle du PPE (Personne politiquement exposée) qui rend suspect tous les proches de dirigeant politique entretenant des liens avec le monde des affaires.

Dans un passé récent, cela a permis de rétablir la justice en Angola, au Nigéria, en Guinée Equatoriale, au Gabon et au Congo contre les vols et prévarications opérés par des membres de la famille ou de l’entourage présidentiel comme celle des Dos Santos, des Abacha, des Bongo, des Sassou Nguessou et des Obianguema.

Une pirouette ne devrait, donc, pas être permise. Si les allégations contenant des affirmations de détournement de taxes et recettes devant atterrir dans les caisses du Trésor Public National sont portées contre une firme détenue par un privé à la fois élu et Haut fonctionnaire, comme cela est le cas avec les odeurs de pétrole avec Aliou Sall ou le contrat d’affermage d’eau au profit de Suez, la responsabilité voudrait que les indexés démissionnent ou soient démis de leur fonction pour aller s’occuper de leur défense et défendre leur honorabilité.

Nhnews

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