Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Amadou Ba répond à Karim Wade: Le duel épistolaire entre bonnet blanc et blanc bonnet

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Profitant de la rencontre entre le président Macky Sall et le Groupe consultatif à Paris les 17 et 18 décembre 2018, Karim Wade, candidat aux présidentielles de 2019 et farouche opposant du président en exercice, a cru devoir envoyer une longue missive aux bailleurs de fonds du Sénégal pour demander un audit des finances publiques de son pays.

En voici un extrait : « A quelques semaines de l’élection présidentielle du 24 février 2019, et à la veille de la réunion du Groupe consultatif organisée par le président sortant pour tenter de dissimuler l’ampleur de la crise et la situation de quasi faillite dans laquelle il a plongé le Sénégal, j’ai le devoir d’attirer votre attention sur la réalité de la situation économique et financière. Je vous écris en tant que candidat du premier parti d’opposition, le Parti Démocratique Sénégalais et de la coalition Karim président 2019 pour demander la réalisation immédiate d’un audit des finances publiques et d’un état des lieux de la situation économique et financière. »

En appoint à sa demande Karim cite pêle-mêle, la tension de trésorerie, la dette intérieure qui a atteint des sommets, la gestion du secteur de l’énergie, les marchés de gré à gré…

Autant de facteurs qui mettent en danger l’ensemble du système économique et social du pays.

En saisissant l’occasion de la rencontre de Paris pour dénigrer son adversaire et tenter de le mettre dans l’embarras, Karim Wade est dans son rôle d’opposant. C’est de bonne guerre, d’autant que le plateau médiatique est plutôt relevé.

Une occasion d’attirer un peu plus l’attention de la communauté internationale sur la situation politique au Sénégal.

On peut néanmoins se demander s’il a été bien inspiré d’attaquer Macky Sall sur sa gestion économique. Est-il le mieux placé pour donner des leçons de bonne gouvernance? Lui qui avait fini par hériter du titre de ministre de la terre et du ciel, au temps de la présidence de son père.

N’aurait-il pas du se focaliser sur le plan politique et des droits de l’homme où il est plus crédible ?

En s’attaquant à la gestion de son adversaire, il n’a fait que donner du grain à moudre aux partisans de Macky Sall qui bien sûr, ne l’ont pas raté.

A commencer par le ministre de l’économie et des finances Amadou Ba, qui dans une lettre encore plus longue que celle qu’il a envoyée aux bailleurs de fonds, le descend allègrement en flamme.

En voilà un extrait : « Dans une lettre ouverte publiée le 16 décembre 2018, M Karim Wade a cru bon d’inviter la communauté des partenaires techniques et financiers à faire un audit des finances publiques et un état des lieux de la situation économique et financière du Sénégal. S’il s’en était arrêté à cela, il n’y aurait probablement rien à dire. Mais son discours malintentionné et truffé de contrevérités, décrivant une situation alarmante de l’économie Sénégalaise ne peut rester sans réponse. »

S’ensuit une longue litanie de ce qu’il considère comme des avatars des années Wade. « Une croissance atone de 3,5% en moyenne sur les 10 dernières années, une forte demande sociale, une baisse des productions céréalières, une crise énergétique sans précédant, les errements, l’arrogance, et l’insouciance dans la gestion des deniers publics, les fonds dilapidés dans un festival de danse qui a englouti plus de 100 milliards F CFA dont 15 milliards F CFA délestés du Fonds de soutien de l’énergie et 25 milliards des programmes spéciaux de Touba et Tivaouane… »

Ce que le ministre de l’économie et des finances semble oublier (ou qu’il préfère mettre sous le coude,) c’est que son mentor Macky Sall est aussi, très largement responsable de cette gestion dont il fait une peinture apocalyptique.

Directeur général de la société des pétroles du Sénégal dés l’avènement du président Wade en l’an 2000, il n’a jamais cessé de prendre du galon.

  • En effet, de mai 2001 à novembre 2002, il est ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique.
  • De novembre 2002 à août 2003, ministre d’état, ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique avant d’occuper le fauteuil de ministre d’état, ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales.
  • Le 21 avril 2004, il est nommé premier ministre et le 20 juin 2007, il devient président de l’assemblée nationale.

Il est dès lors difficile pour Amadou Ba de l’exonérer de ce bilan miteux qu’il cherche à mettre exclusivement sur le dos de Karim Wade.

Serigne Mbacké Ndiaye

En voici un extrait : « A quelques semaines de l’élection présidentielle du 24 février 2019, et à la veille de la réunion du Groupe consultatif organisée par le président sortant pour tenter de dissimuler l’ampleur de la crise et la situation de quasi faillite dans laquelle il a plongé le Sénégal, j’ai le devoir d’attirer votre attention sur la réalité de la situation économique et financière. Je vous écris en tant que candidat du premier parti d’opposition, le Parti Démocratique Sénégalais et de la coalition Karim président 2019 pour demander la réalisation immédiate d’un audit des finances publiques et d’un état des lieux de la situation économique et financière. »

En appoint à sa demande Karim cite pêle-mêle, la tension de trésorerie, la dette intérieure qui a atteint des sommets, la gestion du secteur de l’énergie, les marchés de gré à gré…

Autant de facteurs qui mettent en danger l’ensemble du système économique et social du pays.

En saisissant l’occasion de la rencontre de Paris pour dénigrer son adversaire et tenter de le mettre dans l’embarras, Karim Wade est dans son rôle d’opposant. C’est de bonne guerre, d’autant que le plateau médiatique est plutôt relevé.

Une occasion d’attirer un peu plus l’attention de la communauté internationale sur la situation politique au Sénégal.

On peut néanmoins se demander s’il a été bien inspiré d’attaquer Macky Sall sur sa gestion économique. Est-il le mieux placé pour donner des leçons de bonne gouvernance? Lui qui avait fini par hériter du titre de ministre de la terre et du ciel, au temps de la présidence de son père.

N’aurait-il pas du se focaliser sur le plan politique et des droits de l’homme où il est plus crédible ?

En s’attaquant à la gestion de son adversaire, il n’a fait que donner du grain à moudre aux partisans de Macky Sall qui bien sûr, ne l’ont pas raté.

A commencer par le ministre de l’économie et des finances Amadou Ba, qui dans une lettre encore plus longue que celle qu’il a envoyée aux bailleurs de fonds, le descend allègrement en flamme.

En voilà un extrait : « Dans une lettre ouverte publiée le 16 décembre 2018, M Karim Wade a cru bon d’inviter la communauté des partenaires techniques et financiers à faire un audit des finances publiques et un état des lieux de la situation économique et financière du Sénégal. S’il s’en était arrêté à cela, il n’y aurait probablement rien à dire. Mais son discours malintentionné et truffé de contrevérités, décrivant une situation alarmante de l’économie Sénégalaise ne peut rester sans réponse. »

S’ensuit une longue litanie de ce qu’il considère comme des avatars des années Wade. « Une croissance atone de 3,5% en moyenne sur les 10 dernières années, une forte demande sociale, une baisse des productions céréalières, une crise énergétique sans précédant, les errements, l’arrogance, et l’insouciance dans la gestion des deniers publics, les fonds dilapidés dans un festival de danse qui a englouti plus de 100 milliards F CFA dont 15 milliards F CFA délestés du Fonds de soutien de l’énergie et 25 milliards des programmes spéciaux de Touba et Tivaouane… »

Ce que le ministre de l’économie et des finances semble oublier (ou qu’il préfère mettre sous le coude,) c’est que son mentor Macky Sall est aussi, très largement responsable de cette gestion dont il fait une peinture apocalyptique.

Directeur général de la société des pétroles du Sénégal dés l’avènement du président Wade en l’an 2000, il n’a jamais cessé de prendre du galon.

  • En effet, de mai 2001 à novembre 2002, il est ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique.
  • De novembre 2002 à août 2003, ministre d’état, ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique avant d’occuper le fauteuil de ministre d’état, ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales.
  • Le 21 avril 2004, il est nommé premier ministre et le 20 juin 2007, il devient président de l’assemblée nationale.

Il est dès lors difficile pour Amadou Ba de l’exonérer de ce bilan miteux qu’il cherche à mettre exclusivement sur le dos de Karim Wade.

Serigne Mbacké Ndiaye

%d blogueurs aiment cette page :