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Appel à l’armée : Quand les politiciens jouent aux pyromanes

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Cela a toujours été un réflexe chez les opposants  Sénégalais.  Dans l’atmosphère délétère qui précède une élection présidentielle de faire appel à l’armée pout rétablir un équilibre qu’ils jugent malmené par le pouvoir en place.

A la veille des présidentielles de 2012, plus exactement  le 7 juin 2011, l’opposant Macky Sall demandait à l’armée d’intervenir en cas de confrontation entre le pouvoir du président Abdoulaye Wade et ce qu’il considérait comme étant le  camp du peuple, c’est à dire l’opposition.

Le 2 février 2015, le président Wade redevenu opposant voit son meeting dispersé à la Place de l’Obélisque. Il voit rouge et menace de faire appel à l’armée  pour destituer le régime de Macky Sall.

Ce lundi 7 janvier 2019, c’est au tour de Abdoul Mbaye, ancien premier ministre et candidat malheureux à la candidature qui fait un appel du pied aux hommes en tenue, car selon lui  « Ils sont aujourd’hui le dernier rempart pour défendre notre république et notre démocratie. »

Dans quel pays Africain  les militaires ont-ils  ramené la démocratie ?

Guinée ? République Démocratique du Congo ? République Centre Africaine, Sierra Léone ?

L’immixtion des militaires   dans le jeu politique de leur pays n’a jamais rien généré que la mort et la souffrance.

Des situations tragiques que le Sénégal n’a jamais connues, parce que justement notre armée a toujours été républicaine, et s’est toujours ténue en dehors des rivalités politiques.

Macky Sall (ancien premier ministre et président de la république), Abdoulaye Wade (ancien président de la république), Abdoul Mbaye (ancien premier ministre).

Il est paradoxal de constater que ce sont ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions,  qui cherchent à flamber le pays, et pour des raisons bassement égoïstes.

Serigne Mbacké Ndiaye