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Après quatre mois au ministère de la Justice : Les avis mitigés sur Malick Sall

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D’où vient ce sentiment de malaise que suscite le ministère de la justice ? Du vide laissé par la très forte personnalité d’Ismaël Madior Fall (le Tailleur de la Constitution) ou de celle beaucoup moins prégnante de l’actuel occupant Malick Sall ?

En effet l’homme semble avoir du mal à s’imposer comme ministre de la justice comme si le costume trop grand pour lui avait besoin d’un…tailleur. 

Le journal l’Obs qui s’est penché sur le nouveau garde des sceaux semble  se poser la même question. Aucune sortie heureuse depuis qu’il a été nommé en Avril 2019, nous apprend le journal.

«  Je ne pense pas qu’un musulman comme Aliou Sall, revenant de la Mecque pour la Oumra va s’adonner à des pratiques de corruption. » Ce fut son verdict sur le scandale révélé par la BBC le 2 juillet dernier.

Mêmes impairs  notés dans l’affaire Adama Gaye. «  Les sorties du ministre de la justice sont de grosses maladresses. A la limite il manque de retenue, de discernement » se désole Alassane Seck, le directeur de la Ligue Sénégalaise des droits de l’homme. 

« Pour les affaires Aliou Sall et Adama Gaye, c’était ahurissant qu’il prenne  la place du procureur pour montrer sa prégnance, sa domination ou sa position un peu supérieur par rapport à l’arrestation. Pour un membre de l’exécutif, c’est totalement maladroit » confie Alassane Seck.

«  Le ministre de la justice doit se garder de faire des commentaires, il devrait être moins visible, moins exposé pour donner un semblant de démocratie, d’un état de justice » renchérit Assane Dioma Ndiaye toujours dans le journal l’Obs.

« On a pu voir des ministres (de la justice Ndlr) avant lui sous le régime de Macky Sall qui ont fait leur travail avec beaucoup plus de retenue. La vérité est que Me Sall n’a pas été un bon casting. Il n’a pas le recul et la distance qui siéent  pour gérer au mieux  un poste aussi solennel que celui de ministre de la justice. Il manque de rigueur. »

Mêmes griefs portés contre lui par Babacar Ba, président du Forum civil, notamment sur le cas Adama Gaye : « Le ministre n’avait pas à faire une sortie pour dire devant l’opinion nationale que c’est lui qui a demandé au procureur d’ouvrir une enquête et que désormais il ne va plus accepter cela.  Depuis qu’il est là, il ne fait que des sorties catastrophiques. »

S’il est brocardé en dehors, il est pratiquement porté aux nues dans son milieu.

Souleymane Téliko, président de l’Union des Magistrats du Sénégal ( Ums) : « Ce que nous apprécions surtout par rapport à ce ministre, c’est son ouverture au dialogue constructif. A chaque fois que nous avons besoin  de le rencontrer, nous le rencontrons et à chaque fois que nous faisons des propositions intéressantes, il tient compte de ça. » 

Serigne Mbacké Ndiaye

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