Budget 2019  : le Burkina donne la priorité au social et à la défense

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Le gouvernement burkinabè opte pour un budget 2019 axé sur les dépenses sociales et de défense. Un choix justifié par la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, pour un pays confronté au défi sécuritaire et à des contestations sociales.

Au Burkina Faso, le gouvernement table sur un taux de croissance d’au moins 6% en 2019. « En 2016, nous étions à taux de croissance à 5, 4, en 2017 à 5, 9 et en 2018 nous avons évolué à 6% »,selon la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly. En termes de recettes, le projet de budget 2019 se chiffre à 1 954 milliards de FCFA (3,4 milliards de dollars) et en dépenses à 2 213 milliards de FCFA (3,85 milliards de dollars), soit un déficit de près de 258 milliards de FCFA.

Priorité à la sécurité

Le budget 2019 a été élaboré dans un contexte marqué par un climat d’insécurité et de contestations sociales. Selon la Ministre de l’économie, la sécurité est devenue un poste de dépense qui pèse sur les finances étatiques, sans laquelle le pays aurait pu atteindre un taux de croissance de 7%. Des dépenses qui ont empêché l’Etat d’être à la hauteur des attentes des populations, selon elle. Désormais, le budget du ministère de la défense nationale et des anciens combattants passe de 169, 9 milliards de Fcfa en 2018 à 209,7 milliards en 2019, soit une hausse de 23,41%. Les budgets des secteurs sociaux ont aussi connu une hausse. Le secteur de l’enseignement a été doté de 33% de plus que l’année 2018, tout comme la santé avec 13.65% de plus par rapport à 2018. Selon la ministre de l’économie, le déficit budgétaire oblige le gouvernement à réorienter ses interventions dans les secteurs sociaux de base tels que l’éducation et la santé.

Le Burkina Faso est confronté à de fortes tensions sociales à travers des manifestations contre la cherté de la vie. Les mobilisations ont commencé lorsque l’Etat a décidé de d’appliquer une hausse de 12% sur le prix du carburant en novembre dernier.La coalition contre la vie chère, qui fustige cette décision, préconise entre autres mesures, d‘avantages de taxes pour les entreprises minières du pays, ou encore la suppression des agences gouvernementales jugées redondantes.

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