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BURKINA FASO : MACRON TIENT SA PAROLE SUR L’AFFAIRE SANKARA

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Lors de son voyage au Burkina Faso en 2017, Emmanuel Macron avait promis de déclassifier des documents secrets concernant l’assassinat de l’ancien leader burkinabé Thomas Sankara. Les premières archives sont arrivées le mois dernier.

C’était l’une de ses promesses lors de son tour africain de 2017 : “Tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat[seront] déclassifiées et [pourront être]consultées en réponse aux demandes de la justice burkinabée»avait déclaré le président Emmanuel Macron lors de son voyage à Ouagadougou l’an dernier. C’est chose faite à présent. Des documents secrets ont été déclassifiés pour aider la justice burkinabaise dans l’affaire de la mort de Thomas Sankara en 1987. Depuis quelques semaines, d’anciens dossiers classés “top secret” s’empilent sur le bureau du juge burkinabé François Yaméogo, en charge de l’affaire depuis l’assassinat du leader. Ce sont des centaines d’auditions, de traces écrites, de briefings et d’enregistrements qui sont arrivés au Burkina Faso.

Le Monde nous apprend qu’une première partie a été envoyée le 9 novembre dernier en provenance du Ministère des affaires étrangères ainsi que celui de la Défense. Une seconde partie, envoyée diplomatiquement par la présidence française, est prévue dans les prochaines semaines. C’est un long travail qui attend la justice burkinabaise. Il s’agira de répertorier, classifier et numéroter chaque nouvelle pièce et d’en constituer un dossier solide. Cela pourrait prendre quelques mois voire quelques années avant bien cerner l’affaire.

Vers l’éclaircissement du mystère Sankara ?

Ces nouveaux éléments permettront à coup sur d’aider les personnes en charge de l’affaire. Cité par RFI, un des avocats de la famille Sankara salue le président Macron et remercie la France d’avoir tenu sa parole. Depuis 1987, une douzaine de personnes ont été inculpées mais aucune raison officielle n’a été avancée. Plusieurs pistes restent ouvertes. Mais les partisans de Sankara restent optimistes : “J’ai appris beaucoup de choses, il y a de nouveaux éléments très importants que je découvre moi-même, alors que je suis l’affaire depuis 1987 », atteste un des avocats de la famille. Ce dernier sous-entend également que l’affaire pourrait toucher des politiques français, des journalistes mais aussi des citoyens.

La levée du secret défense permettra une avancée évidente dans cette affaire qui a accumulé énormément de flou durant ces trois dernières décennies. La mort à 37 ans de la figure du panafricanisme reste aujourd’hui encore un mystère. Une enquête avait été ouverte pour la première fois en septembre 1997 après le dépôt de plainte de la veuve de Thomas Sankara. Mais c’est en 2015, avec l’exhumation de l’ancien président, que l’affaire prend véritablement une tournure majeure. La justice burkinabése déclara alors l’inculpation du médecin officiel de Blaise Campaoré, bras droit du capitaine Sankara à l’époque. Un mandat international a été émis par la suite à l’encontre de l’ancien homme de confiance du président burkinabé.

Deux noms reviendraient également dans les documents transmis par la France. Ceux des deux figurent libériennes Charles Taylor, condamné pour crime contre l’Humanité et Prince Johnson, ex-chef de guerre au Libéria. L’un des avocats de la famille du dirigeant burkinabé rajoute quel’ingérence des puissances étrangères n’est pas à exclure et peut également constituer une piste.

Source: Nouvelle vague

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