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Calculs politiques : Macky victime de ses manigances

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Contrairement à son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, Macky Sall a décidé de garder à ses côtés la coalition qui l’a aidé à concrétiser son rêve de devenir président. C’était un gage de stabilité. Seulement, une fois sa réélection obtenue, le Chef de l’État est obligé de se séparer de certains de ses alliés du Ps et de l’Afp pour donner une chance à ses soutiens de la première heure qui sont membres de l’Apr et la coalition Macky 2012. D’où l’idée de coupler les élections locales d’avec les législatives.

Seulement, cette proposition ne fait pas l’unanimité au sein de la majorité. Le couplage de ces deux élections est une idée « plus que judicieuse’’, en ce qu’elle permettrait de « respecter une certaine logique’’.

C’est, en effet, ce que pense l’enseignant-chercheur en sciences politiques Moussa Diaw. Non sans rappeler qu’il y a eu des élections qui ne se sont pas tenues à terme constitutionnel échu, notamment les législatives de 2001 et de 2007 (…)’’.

Tout de même, il y en a qui, à l’instar du porte-parole du parti socialiste, pensent que l’idée selon laquelle les élections législatives et locales devraient être couplées est « saugrenue, anti-Macky, anti-BBY’’.

D’autant plus que, le camp du pouvoir regroupé au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) dispose d’une « majorité confortable’’ à l’état actuel des choses, fait noter Bouna Mouhamed Seck, directeur de cabinet de Moustapha Niasse, leader de l’AFP et président de l’Assemblée nationale. Ces montées au créneau ont eu pour conséquence de faire réfléchir le chef de l’État.

Aux dernières nouvelles, Macky Sall a décidé de surseoir à son plan de dissolution de l’Assemblée nationale. Mais, le problème reste entier car la formation politique de Moustapha Niasse annonce qu’elle compte présenter un candidat à la présidentielle de 2024.

Le parti socialiste ne devrait pas être en reste. Ainsi, Macky Sall risque d’être pris entre deux feux. L’inimitié entre Niasse et Tanor est connue de tous. Alors que le mandat des députés arrive à son terme deux années avant celui du président de la République.

Les responsables de l’Apr qui ont une ambition présidentielle attendent, aussi, Macky Sall au tournant. Ils ont, jusque là, accepté de se taire pour ne peut hypothéquer les chances de leur mentor lors de la présidentielle du 24 février dernier. Il faut juste noter que si Macky Sall avait fait un mandat de 5 ans comme il l’avait promis, le problème ne se poserait pas.

Omar Ndiaye

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