CEDEAO: l’arrêt de la cour suprême opposé à Khalifa, Karim perd son pari

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Khalifa Sall vient d’être débouté par la cour de justice de la CEDEAO. Motif: la cour a estimé que l’arrêt de la Cour Suprême était définitif. Pour sa part, Karim Wade devra attendre jusqu’au 4 mars prochain pour connaître le sort que les magistrats de la CEDEAO réservent à son dossier. Dans tous les cas, le fils de Wade vient de perdre son pari puisqu’il attendait de la cour de la CEDEAO qu’elle demande le renvoi de la présidentielle au Sénégal.

La cour de justice de la CEDEAO a, comme il était convenu, donné son verdict concernant le recours de Khalifa Ababacar Sall. La juridiction a débouté l’ex maire de Dakar qui espérait obtenir  des magistrats le renvoi de la présidentielle pour lui permettre de concourir. Ses avocats ont insisté sur le fait que le rabat  d’arrêt a été notifié à l’état du Sénégal avant que la liste définitive des candidats à la présidentielle ne soit publiée par le conseil constitutionnel.

La cour a estimé que l’arrêt de la Cour Suprême était définitif, tout comme la condamnation pénale. Ce qui est absurde et totalement faux, selon les  avocats de Khalifa Sall. À les en croire, la Cour a jugé plus sage de s’en limiter à la décision du Conseil Constitutionnel.

Son souci majeur était en plus, de ne pas impacter le processus électoral dans un Etat membre ce, à trois jours du scrutin. 

Et il faut dire à sa décharge que la décision, dont on ne connait pas encore les motivations, a été grandement facilitée pour les nouveaux juges qui composent la Cour de justice de la CEDEAO par la nouvelle donne : la déclaration de soutien de Khalifa Ababacar Sall  en faveur  du candidat Idrissa Seck (et ce avant le vidé du délibéré) équivaut de facto à une renonciation à sa demande… À quoi cela servirait de lui donner alors raison sur le plan principiel? S’interrogent d’ailleurs les conseils de l’ex édile.

Karim Wade espérait,  également, qu’une décision de la cour de justice allait lui permettre d’être réinscrit sur les listes électorales et pouvoir lui aussi participer au scrutin du 24 février à venir. Le fils de Wade avait obtenu de la cour le jugement de son dossier en urgence. Toutefois, ce dernier a fixé son délibéré jusqu’au 4 mars prochain. Ce qui veut dire que le verdict sera connu après la présidentielle.

Omar Ndiaye

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