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Ces leçons démocratiques tirées des sacrifices du passé

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Maître Wade a mal interprété le message du peuple Sénégalais qui a tenu à lui réserver un accueil
chaleureux le 7 février. Le pape du sopi s’est vu trop beau et a cru qu’il lui suffisait de claquer des doigts pour mettre le pays sens dessus dessous. Mal lui en a pris puisque le peuple est décidé à préserver les acquis démocratiques. En tout cas, ce qui en reste.

Le peuple sénégalais a réservé à son ancien président un accueil digne d’un roi le 7 février dernier. Partout où il est passé, Wade a été ovationné. Suffisant pour que le pape du sopi se mette de nouveau à rêver. Ces moments de liesse populaire lui ont sans doute rappelé la marche bleue de 2000. Cette soif de changement qui a délogé Abdou Diouf du palais de l’avenue Roume. « Je suis revenu pour chasser Macky Sall », lança-t-il en direction d’une foule déchaînée.

Cette dernière n’en demandait pas plus. Seulement, le plus important était de savoir ce que le successeur de Macky Sall comptait faire pour parvenir à ses fins.

Un peuple averti en vaut deux

L’avocat émérite est resté droit dans ses bottes. Il n’a pas changé son discours va-t-en-guerre. Le pape du sopi a choisi la méthode la plus radicale pour faire face à un régime qu’il a qualifié de despotique. Il restait juste à savoir si le peuple allait le suivre dans ce chemin parsemé d’embûches. « Brûler des bureaux de vote » équivaudrait à se frotter aux forces de l’ordre.

Rien que d’y penser, faisait sans doute froid dans le dos. Le pape du sopi demandait à ses aficionados de faire le sacrifice suprême. Celui-là qui a fait basculer son régime en 2012. Alors que, beaucoup de masques sont tombés depuis cette fameuse épopée.

Malgré les pertes en vies humaines, fondamentalement rien n’a changé. Comme si dans ces contrées, tout était un éternel recommencement. Puis, Barthélemy Diaz a fait son mea culpa. Il a avoué aux Sénégalais que, contrairement à ce qu’ils avaient dit, Abdoulaye Wade avait droit à un troisième mandat.

Donc, ils avaient estimé que la fin justifiait les moyens quitte à mentir sur leurs vraies intentions. Idy était celui qui avait trouvé cette stratégie. Malheureusement pour lui, un autre en a récolté les fruits. Visiblement, Ndamal Kadior a retenu les leçons du passé.

Le sacrifice de trop

Il est sûr qu’Abdoulaye Wade est toujours dans le cœur des Sénégalais.

La preuve a été administrée au nouveau régime de la plus belle des manières. Macky Sall a été même perturbé par cette vague déferlante.

Mais, il y a eu plus de peur que de mal. Maître Wade a dû même se rendre à l’évidence. Son discours machiavélique n’a pas trouvé un écho favorable auprès des masses populaires qui continuent, contrairement à lui, de faire confiance au système.

Malgré tout ce qui a été dit sur le fichier, le calendrier électoral, les sénégalais iront voter ce 24 février et personne ne pourra les en empêcher. Ainsi donc, la tradition démocratique sera respectée.

La vengeance du père de Karim aura peut-être lieu. Tout de même, elle sera de manière civilisée tant que son successeur ne dépasse pas les limites. Ainsi soit-il!

Omar Ndiaye

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