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C’est Diouf qui m’a confié Khalifa : Le tardif retour de mémoire de Tanor

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«  Je ne souhaite la prison à personne, surtout quelqu’un avec lequel on a cheminé aussi longtemps. Khalifa Ababacar Sall, c’est le président Abdou Diouf même qui me l’a confié. Donc, c’est avec déchirement que je le vois dans cette situation. »

Ces mots de Ousmane Tanor Dieng, prononcés en marge de la cérémonie d’investiture du président Macky Sall à Diamnadio, doivent en avoir laissé plus d’un circonspect.

Pourquoi  ce subit retour de flamme pour l’ex maire de Dakar, et actuel  pensionnaire de Rebeuss, alors que pendant des années, il a tout fait pour l’isoler et l’exclure du parti ?

Ousmane Tanor Dieng nous apprend que c’est Abdou Diouf qui lui avait confié Khalifa Sall. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas acquitté de la mission.

Nous qui avons suivi l’affaire Khalifa Sall, du procès en première instance jusqu’à la cassation, nous ne l’avons jamais vu au tribunal, ni même lui témoigner de sa solidarité par une déclaration ou un message.

Pourquoi  donc cette soudaine compassion et ces déclarations d’amour ?

Ousmane Tanor Dieng est dans un bras de fer avec Macky Sall. Il estime que le parti socialiste est sous représenté en termes de postes et de responsabilités au sein de Benno Bok Yacaar et du gouvernement.

Or, en politique plus qu’ailleurs, il faut toujours discuter en position de force pour espérer en sortir vainqueur.

« Le dialogue est entamé au Parti Socialiste, Nous y invitons Khalifa Sall. »

S’il réussissait à rallier Khalifa Sall, adversaire politique du président de la république, il gagnerait en stature et aurait une envergure autrement plus importante que ce qu’il représente actuellement sur la scène politique.

Sa capacité de pression et son poids politique n’en sortiraient que renforcés. 

Un calcul que Barthélémy Dias n’a pas manqué de mettre à nu :

« Nous allons combattre ce socialisme d’occasion dans lequel les souteneurs, les candidats métamorphosés en collecteurs, les comploteurs, pensent l’emporter sur les militants, où l’amoralisme prime sur l’éthique, où l’engagement s’efface devant l’arrangement, où on préfère s’accommoder plutôt que de rompre. » 

Serigne Mbacké Ndiaye 

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