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Chef de l’opposition : Abdoulaye Wade ou Idrissa Seck ?

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Le sujet est récurent et revient inéluctablement après chaque élection législative et présidentielle. Où faut-il le chercher ? A l’assemblée ou aux présidentielles ?

Si c’est à l’assemblée nationale, le titre revient à Abdoulaye Wade, tête de fil de la coalition Manko Wattu Sénégal, arrivée deuxième derrière Benno Bok Yaccar lors des élections législatives de 2017.

Par contre, si le titre est à celui qui arrive deuxième à l’issue des présidentielles, il échoit à Idrissa Seck.

Malheureusement, le vide juridique qui entoure le sujet ne permet pas de trancher de manière incisive.
En effet, l’article 58 de la constitution qui évoque l’opposition ne traite pas de la question : « La constitution garantit à l’opposition un statut qui lui permet de s’acquitter de sa mission. »

Toute prise de parole, ne relèverait donc que de supputation, d’interprétation et d’avis, et non d’une vérité qui s’adosse sur le droit.
Il n’existe aucune loi organique qui tranche la question, malgré la volonté mainte fois réitérée de Abdoulaye Wade et plus tard de Macky Sall de régler la question une bonne fois pour toute.

« Je pense que naturellement, le président Idrissa Seck est le chef de l’opposition » avance Moustapha Mamba Guirassy, ancien ministre de la communication de Abdoulaye Wade et président du parti des Sénégalais Unis pour le Développement (SUD) et par ailleurs proche du candidat de la coalition Idy2019.

Mamadou Diagne Fada, leader du LDR/ YESSAL, et membre de la Mouvance présidentielle, est du même avis : « Après la présidentielle, le champs politique Sénégalais s’est reconfiguré. L’opposition a un nouveau chef, il s’agit d’Idrissa Seck qui est arrivé deuxième. C’est le classement donné par les Sénégalais que nous devons respecter. »

Un avis que ne partage pas Moussa Diaw, enseignant chercheur en science politique à l’université Gaston Berger : « En terme de représentation, si on parle du statut de chef de l’opposition, c’est de l’opposition parlementaire et non au niveau de l’élection présidentielle. »

Question cruciale pour une démocratie, le statut de chef de l’opposition induit de nombreuses retombées en termes de stature, de protocole, de représentation, et est par conséquent, très convoité.
Idrissa Seck ou Abdoulaye Wade ?
C’est à Macky Sall de trancher, et nul doute, que selon leur réponse à son appel au dialogue, la balance basculera au profit de l’un ou de l’autre.

Serigne Mbacké Ndiaye

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