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Christophe Castaner lynché par la presse : Un patriotisme mal placé

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En visite au Sénégal, Christophe Castaner  le ministre Français de l’intérieur a, dans un langage direct et sans diplomatie affirmé que le terrorisme « s’il n’est pas menaçant ici au Sénégal est présent, et qu’il nous faut sur ce sujet, être vigilant et mobiliser tous les acteurs et partenaires. »

Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire des médias  qui dénoncent une immixtion aux relents néo colonisateurs dans les affaires intérieures  du Sénégal. 

Pourtant  ses propos sont conformes   au rapport  rendu ce 16 mai 2019 par  le Secrétaire Général de l’Onu sur la situation sécuritaire dans la région et les activités de la force conjointe du G5 Sahel, regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Une force censée lutter contre la Mouvance Terroriste et Djihadiste dans la région Sahélo Sahélienne.  

Antonio Guterres  n’a pas caché ses préoccupations devant la détérioration des conditions sécuritaires dans le Sahel.

En effet, face au rouleau compresseur du terrorisme qui est en train de gangréner toute la région, le G5 Sahel fait montre de carences en tous genres : financière, matérielle, formation, opérationnalité.

Lors de leur sommet annuel tenu le 5 février dernier à Ouagadougou,  les chefs d’état du Groupe avaient d’ailleurs prié les donateurs de respecter leurs engagements financiers afin de  leur permettre de mettre en œuvre les activités opérationnelles  de la Force conjointe. 

Après l’attaque de son quartier Général à Savaré en juin 2018, le G5 Sahel avait  repris ses  opérations dont 4 en 2019 : l’ Opération Sanparga  du 15 janvier au 2 février, dans la zone frontalière du Burkina Fasso, Mali et  Niger,  l’ Opération Taara du 26 janvier au 15 février entre la Mauritanie et le Mali, l’ Opération Kinassar  du 4 au 19 février entre le Niger et le Tchad et l’ Opération  Ça’igha, du 15 au 25 mars au sud de la Mauritanie.

Même s’il n’est pas signataire  du G5 Sahel, le Sénégal est partie intégrante de la Zone sous la menace terroriste et la présence de  Djihadistes  y est  régulièrement  signalée.

Ancien ministre des Forces Armées, ancien commissaire de police, Abdoulaye Baldé  l’a reconnu :

« Notre pays regorge depuis 30 ans de cellules Djihadistes dormantes. Ce qui, jusque-là  a sauvé le Sénégal, ce sont les services de renseignements qui surveillent étroitement tous ces terroristes en puissance. »

La France étant la principale puissance occidentale dans la région et disposant de moyens incommensurables en termes de forces militaires et de renseignements comparativement aux nôtres, les propos  de Christopher Castaner sont  donc plus paroles d’évangile qu’entorses à notre souveraineté.

Serigne Mbacké Ndiaye

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