COP 24 : « Maintenant au travail »

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Les éditorialistes reviennent sur les conclusions de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24), qui s’est s’achevée à Katowice en Pologne.

Il faut se mettre « maintenant au travail », commente la Süddeutsche Zeitung. Le journal décrit l’un des moments forts du sommet, lorsque la décision est tombée à Katowice pour signifier que la conférence sur le climat a enfin obtenu un résultat et que les politiciens se sont tous précipités vers la porte, où des caméras et des centaines de micros étaient installés. 

Miguel Arias Cañete, le commissaire européen chargé du climat, avance et déclare « qu’il est temps maintenant de passer à l’action. » 

Comment ne pas lui donner raison quand on sait que chacune des 24 conférences sur le climat a été un fort moment et que chaque fois que les États se sont réunis pour s’attaquer à un problème, ils ont pu le résoudre – seulement tous ensemble -, commente la Suddeutsche Zeintung.  

Le  problème du changement climatique affecte toute la planète d’une manière ou d’une autre mais les bonnes résolutions n’ont jamais suffi à changer le cours des choses par la suite, elles sont restées dans la résolution. Ce qui fait que les émissions mondiales ont augmenté, tout comme les températures et donc les problèmes, souligne de son côté la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

« Il faut plus d’ambition », écrit pour sa part  la Tageszeitung qui estime en revanche que l’accord de Katowice est un succès pour la politique climatique.

Ce qui manque, ajoute le quotidien, c’est une politique courageuse pour un avenir sans charbon. Le « paquet de Katowice », adopté tard samedi soir sur le changement climatique, est un succès pour ce processus.

Des milliards de dollars à investir 

Les pays du nord ont promis de  passer leur aide climat à 100 milliards de dollars par an d’ici 2020. Et la Banque mondiale a promis 200 milliards de dollars pour la période 2021-2025.

Il existe enfin des règles, même relativement strictes et orientées vers des objectifs, auxquelles les grands pollueurs comme l’Inde et la Chine devront bientôt adhérer – même si cela n’empêche pas à un gramme de dioxyde de carbone provenant de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz de se déposer dans l’atmosphère et d’élever les températures souligne la Taz.

Un réseau présumé d’extrême droite dans la police allemande

Enfin, le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung revient sur l’implication de policiers allemands dans la propagande du parti d’extrême droite.

Des fonctionnaires qui traînent selon le journal, la réputation de la police dans la boue en faisant des blagues avec des symboles nazis ou qui partagent des slogans racistes, comme cela a été révélé dernièrement à Francfort ou en Saxe. 

A en croire la FAZ, des étudiants de la police ont fait circuler des chansons de la haine : « Nous détestons tous les Africains » pendant qu’un fonctionnaire en service s’est donné le nom de code « Uwe Böhnhardt », le nom de l’extrémiste de droite allemand, décédé en 2011, et membre du groupe terroriste néonazi NSU. 

Selon la FAZ, en théorie, un policier qui se rend coupable de tels actes  doit être condamné à une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et devrait normalement perdre son emploi, conclut le journal. 

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