Croissance économique en 2020 : plus 6,8% pour le Sénégal (Banque Mondiale)

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La reprise économique en Afrique subsaharienne a marqué le pas en 2019, avec une croissance estimée à 2,4 %. Dans son rapport destiné aux prévisions de croissance, la Banque Mondiale explique ce fait par l’intensification des turbulences mondiales, telles que le ralentissement de l’activité  des principaux partenaires commerciaux, l’incertitude accrue en matière de politique et la chute des prix des produits de base qui, d’après l’institution, a été aggravée par la fragilité intérieure de plusieurs pays.

Le Sénégal qui fait partie des  pays évalués peut cependant se targuer d’avoir l’une des croissances les plus soutenues ces dernières années. La tendance haussière devrait se poursuivre. Notre pays devance largement le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud, les premières économies du continent.

En Afrique du Sud, en Angola et au Nigéria – les trois plus grandes économies de la région – la croissance a été atone en 2019, et est restée nettement en deçà des moyennes historiques et en baisse par habitant pour la cinquième année consécutive. 

Ailleurs, la croissance s’est détériorée dans plusieurs pays exportateurs de matières premières industrielles, la baisse des prix et le fléchissement de la demande freinant l’activité dans les industries extractives, comme 
en République démocratique du Congo, au Libéria et en Namibie. La croissance s’est accélérée dans certains pays où les investissements dans de nouvelles capacités pétrolières et minières ont stimulé l’activité, comme au Ghana, en Guinée et en Mauritanie.

C’est le cas aussi au Sénégal. Alors qu’elle était de 7,1% en 2017; 6,8% en 2018 et 6,3% en 2019, la croissance de notre pays devrait s’établir à 6,8 % en 2020, note le rapport. La Banque Mondiale pense même que la croissance de notre pays devrait continuer à augmenter atteignant 7% en 2021 et en 2022. 

S’agissant de la dette publique des pays en développement, la Banque Mondiale tient à préciser que lorsqu’ils servent à financer les investissements favorisant la croissance, par exemple dans les infrastructures, les soins de santé et l’éducation, les emprunts publics peuvent être bénéfiques et stimuler le développement économique.

Omar Ndiaye

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