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Dialogue islamo-chrétiens

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L’institution Sainte Jeanne d’Arc est au devant de l’actualité avec ce faux débat sur le port du voile à l’école. Depuis que cette école existe pourquoi attendre autant de temps pour prendre une mesure aussi impopulaire que cette interdiction qui vient mettre le désordre dans ce fameux dialogue islamo-chrétiens qui faisait du Sénégal une exception dans un monde où l’intolérance religieuse est de plus en plus répandue.

Le Senegal, qui à l’indépendance, a eu comme premier President de la République un catholique pratiquant, Léopold Sedar Senghor, pendant 20 ans. Après lui, son successeur Abdou Diouf, musulman mais dont l’épouse Elizabeth Diouf était catholique pratiquante. Le troisième President du Sénégal Abdoulaye Wade après les 20 ans de son prédécesseur, avait une femme protestante pratiquante. Alors diable! un pays aussi tolérant en matière religieuse ne mérite pas une telle décision d’un proviseur dont le comportement est inqualifiable!

Interrogez les Sénégalais, dans un micro trottoir pour leur demander il y a combien de musulmans et de chrétiens dans le gouvernement senegalais. La question sera tellement irresponsable que l’intervieweur risque d’être molesté parce que cette question ne doit même pas effleurer l’esprit du simple citoyen sénégalais saint d’esprit. Il faut que le clergé sénégalais élève la voix pour dire à Mme Le proviseur Ryana Tall de Sainte Jeanne d’Arc de revenir sur cette décision pendant qu’il est temps. Il y a trop de pêcheurs en eau trouble dans cette partie de l’Afrique.

Suivez mon regard ou demandez à nos voisins maliens dont le pays s’est pratiquement disloqué.

Le problème du statut du chef de l’opposition a été soulevé par Mamadou Lamine Diallo. Celui-ci n’est pas encore désigné et voilà que Mamadou Lamine Diallo estime que les indemnités qui lui seront affectés ne serviraient qu’à le …corrompre et le rapprocher de celui qui est à la tête de l’Etat. Selon la compréhension du mouvement Tekki,  être responsable de l’opposition c’est de ne pas parler au President élu par les Sénégalais et de n’accepter rien de ce qui vient du pouvoir en place sinon on serait taxé de collaborateur.

Mais alors nous lançons un appel à l’honorable député de nous décrire le comportement du responsable de l’opposition, ses indemnités !? s’il doit en recevoir ou bien c’est les partis de l’opposition qui vont se cotiser pour subvenir à ses besoins, si on suit le raisonnement du responsable de Tekki.

L’Afrique du Sud est en train de vivre des moments tragiques de son histoire moderne avec cette chasse aux sorcières contre tous les ressortissants africains venus dans ce pays plus prospère que la plupart de nos Etats. Pourtant la quasi totalité des pays africains, tout vent debout, se sont dressés pour bouter hors de ce pays, la politique ségrégationniste des Blancs Sud-africains avec leur politique d’Apartheid où le Noir Sud-africain était un esclave dans son propre pays.

Au Senegal dans toutes les Ecoles et les établissements d’enseignement il était écrit dans les classes cette phrase : l’Apartheid est un crime contre l’Humanité. Pendant plusieurs décennies les africains se sont battus pour faire sortir leur frères Sud-africains Noirs de cet esclavage moderne qu’était l’Apartheid. Nelson Mandela est entrain de se retourner dans sa tombe pour ce comportement irresponsable d’une poignée de frustrés sud-africains.

Je me souviens encore de cette visite aux pays de la ligne de Front contre l’Apartheid du President Abdou Diouf, alors President en exercice de l’Organisation de l’Unité Africaine ancêtre de l’Union Africaine actuelle. Pendant dix jours accompagnés de plusieurs journalistes Senegalais et étrangers pour apporter le soutien de l’Afrique à nos frères du Botswana, du Lesotho, du Swaziland, du Mozambique, de l’Angola, de Tanzanie du Zimbabwe et de Zambie qui font face aux racistes sud-africains.

L’étape du Botswana a été marquée par le refus du pouvoir sud-africain d’autoriser l’avion du President Abdou Diouf et de da Delegation à survoler le territoire d’Afrique du Sud pour atterrir au Lesotho. Il a fallu les talents de diplomate de feu Bruno Diatta pour amener les autorités de Pretoria à revenir sur leur décision. Au bout des négociations nous avons pu décoller de Gaborone capitale du Botswana pour atterrir à Maseru capitale du Lesotho complètement enclavé en Afrique du Sud. Les professeurs d’histoire n’ont qu’à se lever pour rafraîchir la mémoire à ces manifestants d’un autre âge.

Au village, les cultures se portent bien. Mais souhaitons qu’il continue de pleuvoir pour résorber le retard de pluie accumulé pendant tout le mois d’Aout. On pense déjà aux prochaines variétés de semences qui s’adapteront au nouveau comportement des pluies qui accusent de plus en plus de retard au cours des dernières années. Les scientifiques de l’Institut senegalais de recherche agricole (ISRA) doivent redoubler d’efforts pour réadapter les variétés hâtives au changement climatique.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

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