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Dialogue National ou Politique : Mais on en est où là ?

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Depuis longtemps  relégué dans les combles de l’actualité, on en entend presque plus parler. Les affaires Aliou Sall, Guy Marius Sagna, Adama Gaye seront passées par là.

Le dialogue national poursuit pourtant son petit bonhomme de chemin, mais dans la pénombre et  à la vitesse d’un escargot. 

Ouvert le  7 mai par le président de la république, les acteurs  qui se réunissent deux fois par semaine  et que sont  la mouvance présidentielle, les non-alignés et une partie du Front de résistance nationale en sont encore au débat de forme : les termes de référence, les objectifs à  atteindre et les horaires selon le journal Walf Quotidien qui s’est intéressé à  la question.

«  Mardi prochain, nous allons nous pencher sur les préoccupations des uns et des autres et des dysfonctionnements du processus électoral pour en faire des Tdr. Ces dernières serviront de base pour faire l’audit du fichier et du processus électoral. Ce travail va durer trois mois » explique un membre.

C’est seulement après que les objectifs seront regroupés  et classés en thèmes. 

Un travail qui prendra au minimum 29 semaines.

Présidé  par le général Mamadou Niang, le seul résultat à mettre à l’actif du dialogue  politique est le ‘’ consensus  ‘’ sur un second report des élections locales. 

Une entente qui n’a de consensuelle que de nom.

En effet, une grande partie de l’opposition boycotte ce dialogue,  et non des moindres : le PDS, la convention pour la renaissance démocratique ( Crd) qui regroupe le mouvement Tekki, l’Act, la république des valeurs… 

Taxawu Sénégal de Khalifa Sall et Pastef de Ousmane Sonko s’insurgent quant à eux contre toute volonté de modifier le calendrier électoral.

Un dialogue national qui est donc loin de faire l’unanimité, d’autant plus que même ceux qui acceptent d’y participer ont des objectifs souvent trop éloignés les uns des autres.

Ainsi l’actuelle maire de Dakar veut la libération de son  mentor : « Je crois aux vertus du dialogue, mais nous ne le réaliserons  pas sans confiance réciproque. C’est pourquoi je vous demande de libérer Khalifa Sall pour qu’il aille retrouver sa mère qui est très âgée » dit  Soham Wardini  à Macky Sall.

Quant au mouvement Y en  a marre, l’idée même de ce dialogue est complétement saugrenue : « En terme de consultation citoyenne, je ne vois pas ce qui  est plus pertinent que les Assises nationales  »  proteste  son coordonnateur Aliou Sané.

Devant tant de dissonances, de charivaris et de lenteurs, ce n’est certainement pas demain  que ce fameux Dialogue rendra publiques ses conclusions.

Serigne Mbacké Ndiaye

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