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Egypte : la 5ème tranche du financement du FMI attendue en janvier 2019

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La nouvelle année s’annonce bien pour le pays des pharaons qui devrait encaisser au cours du mois de janvier 2 milliards de dollars au titre de la cinquième tranche du prêt accordé par le FMI. Une décision prise à la lumière des résultats « satisfaisants » obtenus par l’Egypte au prix de moult privations.

L’Égypte s’attend à recevoir la cinquième tranche de son programme de prêts de 12 milliards de dollars du FMI en janvier, selon les informations en provenance de la présidence égyptienne. La nouvelle enveloppe d’une valeur de 2 milliards de dollars portera à 10 milliards, le montant total décaissé par le FMI pour le pays des Pharaons dans le cadre de ce programme d’aide.

L’institution financière avait reporté la révision du programme de réforme économique de l’Égypte, initialement prévue début décembre 2018, laissant entrevoir un retard dans le décaissement de cette cinquième tranche du prêt. Des appréhensions balayées ce 30 décembre par le gouverneur de la Banque centrale Egyptienne, Tarek Amer qui a relevé les résultats positifs de la dernière visite de l’équipe du FMI en Égypte, dans un communiqué un communiqué de presse.

Un communiqué dans lequel la présidence égyptienne a adressé ses « félicitations au gouvernement pour son application rigoureuse des réformes ciblées, selon des calendriers prédéterminés, aboutissant à la livraison de la cinquième tranche de l’emprunt du FMI attendue en janvier 2019 ».

C’est en 2016 que le FMI a proposé un programme de prêts sur trois ans en faveur de l’Egypte, sous condition de la mise en place d’un ensemble de réformes, portant entre autres sur la l’introduction d’une taxe sur la Valeur ajoutée, la dévaluation de la livre égyptienne et la réduction des subventions énergétiques.

Dans le cadre de ce programme, l’Égypte a d’ailleurs approuvé un mécanisme permettant d’aligner les prix du carburant à la pompe à ceux pratiqués sur le marché international, en délaissant progressivement la plupart des subventions du secteur de l’énergie. Des réformes payantes. Tout comme le FMI, de nombreux économistes ont ainsi vanté le mérite des réformes entreprises par l’Égypte au cours des deux dernières années, même si ces mesures d’austérité ont considérablement réduit le pouvoir d’achat des 98 millions égyptiens.

Une mission d’experts du FMI a effectué un séjour au Caire du 18 au 31 octobre 2018. Au terme de cette visite, la délégation a estimé que « l’économie égyptienne a poursuivi ses bonnes performances». Le pays d’Al-Sissi a réussi à renfort d’austérité à parvenir à une accélération de la croissance à 5,3%, à une baisse du chômage jusqu’à moins de 10% et à un recul du déficit des comptes courants cette année.