Encombrement, ordures, loyer, plastiques, talibés : Macky est-il capable de soigner les cinq plaies de Dakar?

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Lors de sa prestation de serment  suite à  sa réélection à la présidence de la république, Macky Sall avait lancé le concept «  Dakar  zéro déchet ».

Un projet de loi portant  sur la lutte contre l’insalubrité et l’encombrement  vient d’être  déposé sur la table du président de l’assemblée nationale.

Une fois votée, l’état promet la mise sur pied d’une brigade spéciale de lutte contre l’insalubrité  et l’encombrement (Brise). Des peines d’amende et de prison  sont d’ailleurs prévues dans le texte.

Le président de la république entend donc tenir sa promesse :

Faire de Dakar l’une des capitales les plus propres d’Afrique, en quelques mois.

Sauf qu’il vaut mieux ne pas faire preuve d’un optimisme débordant.

La perspective d’un Dakar rutilant de propreté, avec des rues spacieuses, car débarrassées  des carcasses de voitures, des marchands qui empiètent sur la voie publique, des ateliers et autres vendeurs de véhicules  d’occasion pourrait relever du chimère et être inscrit sur la liste kilométrique  des promesses non tenues.

En effet, où en est la loi interdisant les sachets plastiques ?

Et celle interdisant de fumer dans les espaces  publics ?

Plus que jamais Dakar croule sous les déchets plastiques et les sachets sont fabriqués et vendus  au vu et su de tout le monde sans  que ceux censés appliquer la loi  déjà votée et promulguée ne lèvent le plus petit doigt.

Concernant la loi anti tabac, le décret d’application a été signé  par Macky Sall le  26 juillet 2016.

Une loi qui n’est jamais entrée en vigueur, au grand dam des organisations de lutte contre le tabac.

On fera  l’économie de la loi sur le loyer.

Une loi  qui était censée  réguler la location surtout à Dakar et qui n’est plus d’actualité.

Autre grande promesse du président Macky Sall concernant la capitale :

 Les enfants de la rue ou  talibés.

Leur retrait  a été plusieurs fois annoncé à grand renfort de publicité et de déclarations solennelles.

Autant en emporte le vent.

Plus de sept  ans après son arrivée au pouvoir, la capitale  du Sénégal  demeure l’une des  plus sales et des plus encombrées du monde.

Et  comme  si la puanteur ne suffisait pas,  Dakar  sert de marché  au plus hideux visage  de l’esclavage.

Celui des enfants.  

Serigne Mbacké Ndiaye

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