Esseulé face au pouvoir : Sonko titille la fibre identitaire

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La mauvaise carte.… Il a décidé d’avancer la mauvaise carte dans son jeu (mortel ?) avec  le gouvernement de Macky Sall. Dans un climat de ni paix ni guerre et de rébellion résiduelle, Ousmane Sonko n’a pas hésité à titiller le sentiment régionaliste et identitaire.

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C’était à Ziguinchor ce weekend : « Je lance un appel au Sénégal, je lance un appel à la Casamance à dire non et à résister. Ce n’est pas fortuit que je sois ici en Casamance. !!! » 

En tant que fils de cette partie du pays meurtrie par 39 ans de violence, le leader de Pastef ne peut ignorer l’impact que de tels propos peuvent avoir sur certains qui n’attendent que l’occasion pour raviver le sentiment Casamançais. 

  • Un sentiment diffus de frustration et de citoyen de seconde zone.
  •  Une sensation d’ostracisme qui s’est beaucoup dissipée.

Plus que tout autre Sénégalais, les Casamançais ont compris le formidable levier qu’est l’école comme vecteur d’intégration et d’ascension sociale. 

Le taux de scolarisation au sud est en effet l’un des meilleurs au Sénégal, y compris chez les filles.

Alors que la région était la principale pourvoyeuse de domestiques de la capitale il y a quelques décennies, il est aujourd’hui très  difficile de trouver  des bonnes d’origine Casamançaise à Dakar : Elles vont à l’école. 

Une intégration par l’école qui explique leur présence en nombre au niveau de tous les échelons de l’administration, de l’armée, des banques etc.  

S’adresser  « aux Casaçais » afin qu’ils fassent bloc autour de lui,  relève d’une grave erreur de communication.

Si jamais il devient président de la république, ce ne sera pas parce que les Casamançais auront voté pour lui, mais parce que les Sénégalais l’auront élu.

Nhnews

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