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Et maintenant ?

Le conseil constitutionnel n’a pas encore publié la liste définitive des candidats autorisés à briguer le suffrage des Sénégalais le 24 février 2019.
Mais c’est tout comme.

Sur les 136 ayant récupéré leur fiche de parrainage, 27 candidats à la candidature avaient déposé leur dossier au greffe du conseil constitutionnel à la date du 26 décembre 2018, et seuls cinq ont pu valider leur parrainage : Macky Sall, Karim Wade, Khalifa Sall, Ousmane Sonko, Issa Sall.

Idrissa Seck, Malick Gakou et Madické Niang sont priés de remplacer un certain nombre de signatures invalidées pour cause de doublons. Ils ont tous les trois affirmé être dorénavant en règle, et à moins d’une incurie innommable de leur part ou d’une mauvaise foi tout aussi incommensurable de celle du conseil constitutionnel, devraient passer le cap des parrainages.

Ce qui nous fait 8 – 2 = 6

En effet, l’invalidation de la candidature de Khalifa Sall et de Karim Wade ne fait pas l’ombre de doute.

De la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite, aux Tribunaux, Cour d’Appel et Cour Suprême, les juridictions ayant veillé depuis tous ces derniers mois, à donner au Conseil Constitutionnel, seul habilité à décréter l’inéligibilité, les moyens de sa sentence : l’autorité de la chose jugée.

Le premier ministre Boun Abdallah Dionne qui avait prédit que le nombre de candidats ne dépasserait pas les doigts d’une main, voit donc sa prophétie se réaliser… A moins qu’il ne fût dans le secret des Dieux.

Ce qui dans cette démocratie Banania qu’est devenu le Sénégal sous Macky Sall, est dans l’ordre naturel des choses.

Et maintenant ?

Quelle doit être la réaction d’une opposition naturellement groggy par ce coup au dessous de la ceinture d’un adversaire dont le Fair Play est le cadet des soucis ?

Une posture émolliente serait suicidaire, comme le serait une réaction émotive.

Ne pas baisser les bras en se disant que les jeux sont faits, le combat perdu. Ne pas non plus se laisser aller à des manifestations de rue, des marches de protestation dont les limites et l’inefficience ne sont plus à prouver.

Croire enfin qu’aller discréditer le régime de Macky Sall dans les chancelleries occidentales servira à quelque chose, c’est faire preuve d’une naïveté d’un enfant de chœur.

En octroyant au Sénégal 7 700 milliards de F CFA à 3 mois d’une élection présidentielle, les pays occidentaux et les institutions internationales ont déjà fait leur choix.

En leur signant des contrats avantageux dans un Sénégal producteur de pétrole et de gaz, et cerise sur le gâteau, la garantie d’une stabilité politique dans une région gangrénée par les menaces terroristes et l’instabilité politique, Macky Sall a définitivement gagné leur confiance.
Ce ne sont pas ces entorses à la démocratie qui vont les faire changer d’avis.

Ils ont vu pire et s’en sont accommodés (Tchad, RDC, Guinée Equatoriale, Centre Afrique, Congo Brazzaville…)

Alors le Sénégal !!!

La seule réaction qui vaille et qui est porteuse d’un second tour, c’est l’union sacrée autour des 6 candidats qui iront sur le terrain. Une mobilisation totale et sans réserve afin de convaincre les seuls détenteurs de la clé des présidentielles, et qui ne sont ni Macky Sall et le conseil constitutionnel, ni les chancelleries occidentales : les électeurs Sénégalais.

Serigne Mbacké Ndiaye

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