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Félix Tshisekedi élu: Une transition démocratique?

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Si les résultats provisoires de la Commission électorale sont confirmés, Félix Tshisekedi aura réalisé le rêve de son père  Etienne Tshisekedi,  décédé le 1 janvier 2017 et à qui  il a succédé   à la tête  de son parti,  l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en mars 2018.

Il vient en effet d’accéder  à la magistrature suprême de son pays, la République Démocratique du Congo, avec  38,5% des suffrages, contre 34,8% pour l’autre opposant Martin Fayulu et seulement 23%  pour Emmanuel Shadary, le poulain du président sortant Joseph Kabila. 

Une élection qui sortirait le pays de  plusieurs années de crise politique et des présidentielles trois fois reportées.

«  Aujourd’hui, je suis heureux, heureux d’ abord pour vous, pour vous la  base et à travers vous, je suis heureux pour le peuple Congolais parce que ce processus électoral, il n’y avait personne qui pouvait penser qu’il allait se dérouler dans le calme, dans la paix. »

 Ce furent les premiers mots du probable futur président. 

Une élection qui  cache néanmoins de nombreuses zones d’ombres.

En effet, selon plusieurs observateurs, ce résultat n’est pas celui qui est sorti des urnes, mais le fruit de tractations entre le camp de Joseph Kabila, la  Céni et Félix Tshisekedi.

 Ce qui expliquerait le temps qu’aura mis la commission à publier les résultats. 

Tout porte à croire que c’est Martin Fayulu qui a été en vérité élu par les Congolais. 

Une élection inacceptable pour Joseph  Kabila et les siens dont les intérêts colossaux et la sécurité seraient en danger si cet opposant radical arrivait  au pouvoir. 

Ils auraient  alors trouvé un compromis : 

Ils acceptent de quitter le pouvoir à condition que ce soit  Félix  Tshisekedi, beaucoup plus flexible  qui devient président.

Un scénario plus que probable et confirmé à demis mots par la Conférence Episcopale et les chancelleries occidentales.

La veille de la proclamation des résultats, Félix Tshisekedi  avait déclaré qu’en cas de victoire, Kabila pourrait vivre tranquillement en RDC, tandis que  le camp présidentiel s’est empressé de reconnaître les résultats : «  Nous allons nous y soumettre. » Dit Lambert Mende, le porte-parole du pouvoir.

Une entente  qui interpelle.

Le ministre Français des affaires étrangères, Jean- Ives Le Drian n’y est pas allé par quatre chemins  pour exprimer son scepticisme :

«  Les élections se sont déroulées à peu prés dans le calme, ce qui est une bonne chose, mais il semble que les résultats proclamés – Félix Tshisékedi déclaré vainqueur- ne soient pas conformes aux résultats que l’on a su constater ici ou là, parce que la Conférence épiscopale du Congo a fait des vérifications et a annoncé des résultats qui étaient totalement différents. (…) Que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ceux qu’on imaginaient, parce que monsieur Fayulu était à priori le leader sortant. Elle (La France) a saisi le conseil de sécurité en fin de semaine dernière pour que les résultats constatés soient les résultats réels. Puis elle souhaite que le calme revienne, que la sérénité soit présente dans le pays, et que les chefs d’état Africains et les organisations Africaines puissent agir pour que les résultats soient les vrais résultats des élections. » 

Le principal intéressé, Martin Fayulu  n’a pas caché sa colère et son dépit :

« Quelle honte, quelle honte ! La victoire dans une élection ne se négocie pas ! (..) Ils ont fait un arrangement éhonté, un arrangement de bas étage, des gens qui n’ont aucune valeur pour voler la victoire au peuple. »  

Serigne Mbacké Ndiaye  

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