Grand prix du jury du festival de Cannes : Maty Diop sur les traces de Djibril Diop Manbety

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Maty Diop a reçu le grand prix du jury du festival de Cannes.

La Sénégalaise a été primé pour son premier long métrage Atlantique. Une mélange de genre cinématographique qui raconte le périple des émigrés. Une belle récompense pour la réalisatrice. Cette distinction vient en seconde place dans la hiérarchie des prix qui sont attribués durant ce rendez-vous incontournable qui réunit le gratin du cinéma mondial. Le plus grand prix, la palme d’or, a été décernée à un coréen.

Le cinéma dans le sang

Mati Diop est la fille d’une mère française et du musicien sénégalais Wasis Diop, ainsi que la nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety. Elle grandit à Paris et, très influencée par le travail cinématographique de son oncle, décide de s’orienter vers une carrière au cinéma.

Elle intègre le Pavillon, laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo en 2006, puis le Studio national des arts contemporains du Fresnoy en 2007. Elle s’occupe de conceptions sonores et vidéos pour le théâtre et continue à réaliser des courts métrages revendiquant une inspiration dans son travail de celui d’Apichatpong Weerasethakul ou des cinéastes indépendants américains tel que John Cassavetes.

En 2008, elle joue son premier rôle principal au cinéma dans le film de Claire Denis, 35 rhums. Cette même année, elle présente 1000 soleils au festival de Cannes, un projet de documentaire sur le film Touki Bouki (réalisé par son oncle en 1973 et présenté au Festival de Cannes cette année-là), qui sort en 2013 sous le titre Mille soleils. Ses courts métrages ont été présentés lors de différents festivals internationaux, dont Atlantiques qui obtient le Tigre du meilleur court-métrage en 2010 lors du festival du film de Rotterdam.

Un clin d’oeil au cinéma africain

C’est un message fort que les organisateurs du festival ont envoyé aux professionnels du cinéma qui sont dans le continent. Cela montre que les réalisateurs africains, malgré la faiblesse de leur budget, ont les moyens de titiller les grands noms du cinéma.

Pour le Sénégal, ce prix vient confirmer les bons résultats obtenus récemment dans le domaine du septième art. Alain Gomis, un autre sénégalais, s’était vu décerner l’étalon d’or du Yanenga en 2017 pour son film Félicité.

Omar Ndiaye

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