HOMMAGE À MME COLETTE SENGHOR

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Sénégal vient de perdre une première 1ère DAME de classe vraiment exceptionnelle. Colette Hubert De Betteville, car c’est d’elle qu’il s’agit, est issue de la haute bourgeoisie, de la haute noblesse française. Bon sang ne saurait mentir avec cette grande dame discrète, d’une prestance hors norme, épouse avant d’être veuve du 1er président du Sénégal Léopold Sédar Senghor. Condoléances attristées à tout le peuple franco-sénégalais. Ses innombrables qualités de grande DAME vont nous manquer. Un pan entier de l’aristocratie française s’écroule. Elle n’aura jamais accepté d’être au devant de la scène de l’actualité sous les lumières nourries des flashes des photographes par peur d’éclipser ou de ravir la vedette à certains et au grand dam des paparazzis. Avec Colette, vivre heureux c’était vraiment vivre caché.  

L’AMERIQUE SOUS KENNEDY AURA CONNU SA JACKIE, TOUT COMME LE SENEGAL SOUS SENGHOR SA COLETTE

  • Charmante, courageuse, discrète et généreuse,
  • Ordonnée, d’une  méticulosité inégalable, 
  • Légende de la beauté, du charme, de la noblesse , sortie des entrailles de la haute bourgeoisie française, 
  • Écoute  ce Coeur  et cet esprit  en lambeaux  impuissant devant  la mort pour  te  sauver, 
  • Ta  démarche  altière, rythmée de pas cadencés millimétrés  nous manquera  pour  toujours,
  • Tergiversant  par-ci, par-là  comme  un miraculé, désemparé, aveuglé;
  • Extrait de justesse des débris  d’un tremblement de terre, 
  • Hallucinante,  rayonnante,  étincelante, joviale mais ferme, 
  • Unanimes,  sommes-nous  tous, pour enfin te reconnaître  ces  qualités  dignes  d’une  reine,
  • Blonde à la blondeur capiteuse de la chevelure, cet arôme violent d’un corps en plein épanouissement (Jean Rossignart )
  • Ecoute les gémissements des feuilles de palmiers longeant les belles plages de ta bien -aimée Joal, te bercer,
  • R eine échangeant sa noblesse à une obséquiosité entière à son chevalier à la noirceur d’ébène,
  • Ta bien-aimée Joal que tu auras préférée à ta Normandie à la beauté paradisiaque. 
  • Dernière des mohicanes de la beauté, du charme, 
  • Ebouriffé regardant  impuissant, l’ange de la mort  s’envoler comme un albatros, 
  • B énie soit Colette, Notre première Dame aux qualités diverses, criais-je  sans cesse,
  • E mportant cette belle fée à la créature désarçonnante, comme Hélène dans la guerre de Troie,
  • T a  légendaire  coiffure  aux  allures  des  vagues  d’un océan momentanément  calme,
  • Ta gamme de marques de partum aux odeurs  diversifiées, n’ébluiront plus jamais, 
  • E ntends-tu cette voix  suave te bercer  
  • Virile volupté éprouvée aux sons  des  notes  de kora, de balafond et de khalam, 
  • I nvitées  au banquet paradisiaque du fond du caveau familial,
  • L e râleur “bokhoum” s’y plaisait de venir humer l’odeur des parfums tous les  matins  devant les grilles d’un Palais immaculé d’une blancheur  écarlate et d’une sacralité hautement républicaine, 
  • La dernière des mohicanes de l’élégance 
  • Embastillée dans une douloureuse épreuve fatidique : Philippe ton unique enfant chéri , venait d’être emporté par la faucheuse. 
  • Sédar, fils de Gnilane et de Djogoye, ta chasse sentimentale aura été fructueuse en Normandie,
  • Emmenant dans ta gibetière une blonde aux beaux yeux scintillants  comme la beauté du lever de soleil, veillant  sur un long nez fléchi d’une finesse normée,
  • Noble, de la race des bienfaiteurs discrets, jamais  tu n’a été désarçonnée, face à un terrible choix culturel,
  • Grand Coeur à la générosité légendaire, 
  • Héritière de la grande noblesse justifiée par ces patronymes  princiers : “DE” Betteville, DE Gaulle, D’Estaing, D’Erneville,
  • Oh! Beauté ravissante, de la plus grande et de la plus belle des beautés,
  • R eine de la sape, à la mise altière, de la retenue à la démarche princière. Je vis  que  sa beauté, comme son caractère, était absolument sans fard. Ni rouge aux lèvres, ni fer aux cheveux; rien aux cils   ni aux paupières, (paraphrasant  René Bonnel).

Par Ndiapaly GUÈYE, Journaliste indépendant – Email : ndiapalygueye@yahoo.fr

%d blogueurs aiment cette page :