Homosexualité : le Sénégal mis sous pression par l’ONU, son cadre juridique visé

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L’ONU est bien décidée à faire bouger les lignes au Sénégal. Dans le dernier rapport du comité des droits de l’homme, l’organisation a fait quelques recommandations à notre pays pour l’amener à respecter les droits des « minorités sexuelles ».

Tout en notant l’existence de l’article 3 de la loi 81-1977 du 10 décembre 1981 réprimant les actes discriminatoires, le Comité note que cette loi ne porte que sur la discrimination raciale, ethnique et religieuse, sans égard à la discrimination tant directe qu’indirecte. Les spécialistes des droits de l’homme de l’ONU notent avec préoccupation l’absence de plaintes enregistrées au Sénégal pour des faits de discrimination malgré les allégations des faits discriminatoires devant le comité, notamment contre des personnes appartenant à des minorités sexuelles ou de genre ou encore les femmes.

L’Organisation des Nations Unies demande au Sénégal d’adopter une législation complète contre la discrimination pour faire en sorte que son cadre juridique offre une protection efficace dans tous les domaines. Elle demande aussi aux autorités de dresser une liste des motifs de discrimination comprenant par exemple l’orientation sexuelle et l’identité de genre ou toute autre situation. Enfin, l’ONU estime nécessaire le fait de prévoir des recours en cas de violation.

Ces recommandations du Comité des droits de l’homme de l’ONU risquent de faire tache d’huile ; d’autant plus que le Khalife général des Tidjanes a récemment demander aux autorités de lutter davantage contre les actes contre nature.

Omar Ndiaye 

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