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Image d’archives: Serigne Touba au camp Dial Diop

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Cette photo a été prise à Dakar entre le 18 et le 19 septembre. C’était en 1895 après que le Cheikh a quitté Saint Louis pour son exil vers le Gabon. Enfermé au camp Dial Diop, Serigne Touba a été obligé de rester deux nuits dans une cellule remplie d’aiguilles en forme de piques. Le cachot était si étroit qu’il ne pouvait ni se prosterner ni s’asseoir.

C’était en 1895 après que le Cheikh a quitté Saint Louis pour son exil vers le Gabon. Enfermé au camp Dial Diop, Serigne Touba a été obligé de rester deux nuits dans une cellule remplie d’aiguilles en forme de piques. Le cachot était si étroit qu’il ne pouvait ni se prosterner ni s’asseoir.

Le fondateur du mouridisme écrit à ce propos: « Lorsque je songe à ce qui fut décidé, à ce Gouverneur et à ce cachot, me prend aussitôt l’envie de combattre par les armes ; mais Celui qui efface les péchés, le Prophète, m’en a dissuadé ». 

Abdou Khadre Gaye,  écrivain et président de l’EMAD raconte que Serigne Touba arriva à Dakar à jeun, à l’heure où le soleil déclinait. Le cargo dénommé Ville de Pernambouc, plus connu sous le nom Cap Lopez, devant assurer son transfert au Gabon, étant en retard, le gouverneur Mouttet ordonna son emprisonnement dans un cachot étroit, obscur, infesté d’insectes et parsemé de toutes sortes d’objets usagés, situé au Camp Dial Diop, derrière l’hôpital Aristide Le Dantec, de son premier nom Hôpital Indigène.

En y entrant, dit-on, sous la poussée des gardiens, le Cheikh trébucha ; et un objet tranchant lui traversa littéralement le pied.  Informés, les Dignitaires lébu s’en désolèrent et dépêchèrent auprès du Gouverneur une délégation conduite par Ibra Bineta Guèye, leur porte-parole auprès de l’autorité coloniale. Il lui tint à peu prés les propos suivants : «Nous avons appris que vous retenez en détention Serigne Touba, Cheikh Ahmadou Bamba. Nous ne venons pas discuter avec vous des raisons de sa détention. Nous voulons seulement que vous respectiez la réputation de terre d’accueil et d’hospitalité de notre terroir. Alors permettez au Marabout de venir loger chez nous et de jouir de notre hospitalité jusqu’au moment où vous aurez besoin de lui. Nous nous portons garant de sa sécurité.»

Le Gouverneur, en homme avisé, accéda à la requête des Lébu. Au sortir de la cellule infecte du Camp Dial Diop où il a souffert le martyre sans jamais se plaindre, avec comme seules consolations ses actes de dévotion et ses visions mystiques, Serigne Touba séjourna, jusqu’à son départ en exil, le 21 septembre 1895, au Pénc de Cëddéem où Ibra Bineta Guèye l’avait confié aux  bons soins de son épouse Anna Diakhére Faye. 

Les historiens de la confrérie Mouride affirme que l’étape de Dakar a été l’une des plus difficiles vécue par Serigne Touba. D’aucuns prédisent même deux jours sombresaux habitants de la capitale en rappel à ces moment de souffrance sans donner des détails sur la exacte. 

Omar Ndiaye

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