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INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE

Le ministre conseiller El Hadj Hamidou Kassé, en charge de la communication de la présidence de la République, s’est dit favorable à une réforme progressive de la justice

Le ministre conseiller El Hadj Hamidou Kassé, en charge de la communication de la présidence de la République, s’est dit favorable à une réforme progressive de la justice, l’indépendance d’une partie du système judiciaire ne devant pas selon lui primer sur « l’exigence d’équilibre ».

« Personnellement, je pense que dans la justice, comme dans tous les autres secteurs, il y’a des réformes à faire (…) et moi je ne nourris aucun complexe quand je dis que mon choix aujourd’hui, c’est celui de réformes progressives pour changer l’ordre des choses », a-t-il déclaré.

« Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problèmes, je dis tout simplement qu’il est trop facile pour un magistrat de dire : +oui, la justice n’est pas indépendante+ », a dit El Hadj Hamidou Kassé dans un entretien avec la rédaction de l’APS dont il était l’invité.

Selon le ministre conseiller en charge de la communication de la présidence de la République, la question qui mérite d’être posée est celle de savoir « si c’est l’Etat qui impose l’indépendance à un juge, à un magistrat, ou alors est-ce que l’indépendance est une démarche tout à fait individuelle qui consiste à assumer et à s’assumer conformément au seul tribunal de sa conscience ».

A l’en croire, les sociétés humaines, dans le cadre des mutations qu’elles sont appelées à opérer, ont le choix entre une révolution, « conçue comme une rupture fondamentale » pour « un ordre tout à fait nouveau », et les réformes progressives.

« L’opinion que j’ai est qu’on oublie souvent que le Sénégal a 57 ans si on part de son indépendance. Et on ne peut pas demander au président Macky Sall, en six ans, de bouleverser complètement l’ordre des choses », a avancé El Hadj Kassé, interrogé sur la récente démission du juge Ibrahima Hamidou Dème.

Ce magistrat, avocat général à la Cour d’appel de Dakar, avait déjà décidé il y a quelques mois de démissionner du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), déjà pour s’insurger contre le manque d’indépendance selon lui de la justice.

Certains acteurs de la justice et des observateurs estiment que le président de la République ne devrait pas siéger au sein de cette instance qui a en charge la gestion de la carrière des magistrats du parquet.

Dans sa lettre de démission, dont plusieurs quotidiens sénégalais se sont fait l’écho, le juge Dème fait état d’une justice vivant « une crise sans précédent » et qui « a perdu sa crédibilité et son autorité », avant de déplorer « la crise morale » que le Sénégal traverse selon lui.

L’indépendance d’une partie du système judiciaire « ne doit pas primer sur l’exigence d’équilibre. Personnellement, je ne suis pas pour la République de juge », réplique El Hadj Hamidou Kassé.

Il rappelle la nécessité de trouver un équilibre entre les différents pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. « Maintenant, dans cet équilibre-là, il y’a des prérogatives à renforcer, des mécanismes à renforcer, des procédures à renforcer pour que justement personne ne se sente lésé », a-t-il ajouté.

M. Kassé assure que « même si on ne le dit pas, des concertations se font tous les jours entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire pour justement maitriser les réformes et les mutations, afin de tenir compte non seulement des intérêts de la société, mais également pour assurer l’indépendance de ceux qui sont chargés de juger ».

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