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Syrie:Tollé international après l’attaque chimique, frappes contre un aéroport du régime

<b>L’attaque chimique qui a fait des dizaines de morts samedi à Douma, l’ultime poche rebelle de la Ghouta orientale, a suscité dimanche un tollé international, suivi lundi matin de frappes de missiles contre un aéroport militaire du régime.</b>

Quelques heures après que le président américain Donald Trump eut promis de faire “payer le prix fort” à la Syrie pour l’attaque chimique de samedi, la télévision syrienne a fait état lundi matin de “frappes de missiles visant l’aéroport militaire T4, dans la région de Homs”, “soupçonnant” une opération américaine.

Le Pentagone a cependant démenti être à l’origine des frappes, tandis qu’un “haut responsable du gouvernement américain a déclaré à CNN que les informations en provenance de la région, selon lesquelles des missiles Tomahawk américains avaient frappé des cibles en Syrie, sont fausses”, selon le site de la chaîne d’information.

CNN précise que ces frappes interviennent alors que Donald Trump et son homolgue français, Emmanuel Macron, se sont parlés dimanche soir au téléphone pour “condamner les épouvantables attaques chimiques en Syrie” et “coordonner un réponse commune forte”. Et la chaîne de rappeler que le président Macron avait déclaré en mars que “la France était prête à frapper la Syrie en cas d’usage d’armes chimiques contre la population civile”.

Dimanche, sans attendre la confirmation de l’attaque par des sources indépendantes, de nombreux pays ont pointé du doigt la responsabilité de Damas dans l’attaque chimique qui a fait au moins 48 morts et plusieurs centaines de blessés, selon l’opposition syrienne.

La Syrie a réfuté ces allégations par le biais de son agence de presse officielle Sana, les qualifiant de “disque ennuyeux non convaincant”. L’agence s’est également fait l’écho du soutien sans faille des alliés de la Syrie, Moscou estimant que les accusations ne visent qu’à “justifier une agression contre la Syrie”, et Téhéran n’y voyant qu’un énième “complot occidental”.

Les premières condamnations étaient venues de France, de Grande-Bretagne, du Vatican et de la Turquie, qui a affirmé qu’“aucune raison ne permet de justifier ou d’accepter de telles attaques”, selon la chaîne qatarie Al-Jazira.

Mais le plus offensif a sans conteste été le président américain, qui a assuré dans une série de tweets qu’il ferait “payer le prix fort” à la Syrie, traitant au passage le leader syrien Bachar El-Assad d’“animal” et tenant pour responsables ses alliés, l’Iran et la Russie.

Plusieurs républicains ont appelé Donald Trump à faire preuve de fermeté, remarque le site de la chaîne ABC. Parmi eux, le sénateur John McCain a exhorté le président à “apporter la preuve qu’Assad paiera pour ses crimes de guerre”, un an après avoir lancé ses premiers missiles contre la Syrie, en réponse – là encore – à une attaque à l’arme chimique.

Comme le rappelle le Los Angeles Times, Trump ne s’est pas privé dans ses tweets de reprocher à son prédecesseur, Barack Obama, d’avoir fait preuve de faiblesse face à la Syrie.

Mais si le magazine The Atlantic déplore effectivement le “terrible coût de l’échec d’Obama en Syrie”, il remarque aussi que la stratégie de Trump de frapper la Syrie en avril 2017, n’a pas non plus été une réussite. “La logique apparente de cette réponse – lorsque la diplomatie échoue, la punition peut marcher  – s’est rapidement effondrée”.

Source : COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

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