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LA DIRECTRICE ABIBATOU SIBY FAIT SON MEA CULPA

La responsable de l’Education surveillée et de la protection de l’enfance promet plus d’actions en faveur des enfants en situation de risque et de vulnérabilité

Nommée Directrice de l’Education surveillée et de la protection sociale (Desps), il y a un peu plus de deux mois, Abibatou Youm Siby veut prendre les choses en main. Avec la presse, Mme Siby promet plus d’actions en faveur des enfants en situation de risque et de vulnérabilité. Concernant les rapts d’enfants qui ont secoué la République, elle a fait son mea culpa pour n’avoir pas assez communiqué sur ce phénomène.

Elle a commencé par faire son mea culpa. «J’accepte le fait de n’avoir pas assez communiqué sur le phénomène de rapt d’enfants», confesse avec humilité Abibatou Siby. Alors que sa direction, celle de l’Education surveillée et de la protection sociale (Desps), est compétente pour cette problématique. Aujourd’hui, elle prend l’engagement d’apporter des réponses. Des réponses qui se résument en des actions, des actions et encore des actions et aussi de la prévention. Déjà la directrice de la Desps a proposé une stratégie de renouvellement de personnel qu’elle trouve extrêmement réduit (125 éducateurs spécialisés sur l’étendue du territoire). Elle a pu obtenir une autorisation de recrutement de 17 agents déjà formés. 40 en cours de formation seront recrutés en 2019. Une bouffée d’oxygène, selon Mme Siby, en attendant le plan de recrutement en 2020. La directrice mise également sur le renforcement de capacités. «Mes services ont besoin d’une mise à niveau pour mieux adresser la réponse en faveur des enfants en situation de risque, de vulnérabilité, des enfants en situation de conflit avec la loi et de toutes les catégories d’enfants qui entrent dans le champ de la compétence de la Desps», indique Mme Abibatou Youm Siby.

Une volonté de bien faire qui bute sur l’insuffisance des moyens. Sur les 14 régions, il n’y a que 3 Centres de premier accueil. Ces Centres de premier accueil prennent en charge les enfants en danger, en situation de risque ou ayant subi des abus. Et pour une bonne prise en charge, il faut un maillage du territoire. «Cela est une exigence», souligne Mme Siby qui rappelle que les besoins de l’enfant n’attendent pas et nécessitent des réponses instantanées. En attendant d’avoir les moyens, la directrice de la Desps propose aux autres secteurs en charge de l’enfant, comme le ministère de l’Education ou celui de la Formation professionnelle, de travailler avec leur personnel sur les domaines de l’éducation et la formation professionnelle.

Outre ces propositions, la directrice promet également, pour une réponse rapide et fiable, une automatisation des services de la Desps. Cela va nous permettre de maîtriser les données statistiques.
ndieng@lequotidien.sn

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