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Le révolutionnaire (Par Farba SENGHOR « Bür Siin »

Un révolutionnaire, dans l’entendement populaire, signifierait quelqu’un qui serait constant dans ses prises de position idéologico -politiques, quelqu’un dont les options conjoncturelles ne corrompent pas les convictions fondamentales, quelqu’un qui ne se renierait jamais, sous aucun prétexte, de quelque nature que ce soit. Paradoxe ! La révolution, c’est le changement structurel permanent. Un révolutionnaire serait donc celui qui choisirait comme méthode et pratique politiques « le changement permanent ». IL ne devrait pas être figé sur ses principes ou sur ses convictions qu’il aurait ainsi du mal à relativiser. Il resterait un dogmatique recroquevillé sur ses principes qui seraient, à ses yeux, immuables.
Mais il ne s’agit pas tout simplement d’une affaire de conviction qu’il faudrait défendre avec constance. Il s’y greffe aussi une problématique de posture et de parti-pris. Un révolutionnaire est dans le camp du peuple, non pas celui auquel fait allusion le « politicien » à chaque échéance électorale, le peuple du « suffrage universel », mais dans celui du peuple réel, en toute circonstance, notamment du cote de sa classe la plus défavorisée.
Ce fut là l’idéal des disciples de Marx, puis de Lénine, qui ont toujours vulgarise l’idée selon laquelle les grands « changements structurels qualitatifs » ne s’opèrent que par des bouleversements souvent très violents. Mais alors en cas de succès d’une révolution, où se situerait le camp des révolutionnaires ?
L’expérience a révèle que dans les pays anciennement communistes de l’Est, en Chine, en Albanie…ils furent taxés de dissidents et réprimés en tant que tels ou bien contraints à l’exil vers les Pays de l’Ouest.
La chute du mur de Berlin et le virage à Droite des pays anciennement communistes semblent avoir désorienté nos hommes de Gauche au point que désormais leurs adhésions ou leurs alliances à d’autres formations politiques ne sont plus tributaires de considérations politico -idéologiques mais plutôt d’un froid réalisme qui ne tient en considération que les intérêts partisans ou personnels. Cette situation rend illisibles et donc incompréhensibles les attitudes et comportements de nos hommes politiques qui paraissent souvent surréalistes aux électeurs potentiels. Ce qui semblait naguère une alliance contre-nature est perçue de nos jours comme une très bonne stratégie de conquête et de conservation du pouvoir politique. Ainsi des militants de l’extrême-gauche, de la gauche, peuvent nouer alliance avec des libéraux, des trotskystes et des islamistes pour se présenter à des élections présidentielles ou bien pour se maintenir au pouvoir ,quitte à saborder des convictions qui, dès lors, n’en sont plus.
Farba Senghor
Tel : 221772484799 Farba.senghor@yahoo.fr
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