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Moustapha Niasse et Macky Sall, un mariage de raison

Pour le chef de l’État sénégalais Macky Sall, le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse reste un allié indispensable. Du moins jusqu’à la présidentielle de 2019.

Nulle trace de passion entre les deux hommes, mais plutôt un mariage de raison. Certes, confie Malick Diop, porte-parole de l’Alliance des forces de progrès (AFP), « Moustapha Niasse est le premier représentant de l’opposition de l’époque que Macky Sall a rencontré, fin 2008, avant de fonder son parti, l’Alliance pour la République [APR] ».

Peu après cet entretien, l’actuel chef de l’État avait rejoint la coalition Benno Siggil Sénégal, avant de terrasser dans les urnes, au premier tour, les deux leaders – et frères ennemis – de celle-ci, Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng.

Au lendemain de sa victoire à la présidentielle, en mars 2012, Macky Sall leur est redevable. Et Moustapha Niasse tire le gros lot : nommé à la tête de l’Assemblée nationale, il devient le deuxième personnage de l’État. « Leurs relations sont fraternelles, indique Malick Diop. Le président considère Moustapha Niasse comme un grand frère et le consulte avant chaque décision importante. »

Préserver la coalition en vue de 2019

Un confident du chef de l’État se montre moins catégorique : « Macky Sall fait le maximum pour soigner sa relation avec Moustapha Niasse, mais il ne pensait pas le reconduire au perchoir en 2017, considérant qu’il avait fait son temps et envisageant de lui substituer son Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. » Mais, selon la même source, « Macky Sall entend garder sa coalition intacte jusqu’à sa réélection, en 2019, même si l’AFP a perdu du terrain et ne pèse plus autant que le Parti socialiste ».

Ce proche du président décrit Niasse comme un allié plus symbolique que stratégique, notamment depuis la scission de l’AFP et l’éjection de Malick Gakou, l’ancien chef du conseil régional de Dakar, qui a entraîné divers cadres à sa suite : « Cette alliance n’apporte rien de décisif à Macky Sall, mais le chef de l’État ne veut pas être à l’origine de la rupture. »

Source : jeune afrique

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