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Focus sur… Le capitaine Mbaye Diagne, 3 bonnes raisons de l’aimer

Le capitaine Mbaye Diagne, décédé le , est un officier  de l’armée sénégalaise. Il était observateur militaire de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda. Il a sauvé à lui seul plusieurs centaines de personnes du génocide au Rwanda au péril de sa propre vie.

Le 31 mai 1994, il rentre seul à l’état-major de la force quand un obus explose à côté de son véhicule. Il est tué immédiatement à 12 jours de son retour au Sénégal où il laisse sa femme et deux enfants. Il aura droit à tous les honneurs posthumes, bien que peu de Sénégalais connaissent son histoire édifiante.

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1. Valeurs d’humanisme
Puisqu’il faut mourir, enfin que ce soit comme Mbaye Diagne : dans l’humanisme. Si la faillibilité de la mémoire collective peut être remise en question, le courage de ce capitaine qui, au moment où une partie du monde s’entretuait, sous le regard complice de la communauté internationale, a décidé de servir d’interface entre les deux belligérants (Hutus et Tutsis), doit être rappelé.

Six – sept avril 1994. Le Rwanda vient d’assister au génocide le plus meurtrier de l’histoire, notamment à l’élimination physique d’une partie de sa population. Qui allait sauver cette population qui jadis mangeait, buvait son vin et se mariait ensemble ? Pas la communauté internationale qui avait vu les choses venir et a préféré laisser libre cours à ces meurtres organisés.

Bravant les tempêtes et les ouragans, un jeune Sénégalais de 36 ans de la première promotion de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) avait avancé sans recul vers le pont de Milles Collines, jonction entre les deux camps. Rien que pour sauver des vies.

2. Courage jusqu’à l’inconscience du danger…
Bignona 1989-1993 : année de braise de la lutte indépendantiste, cette personne morte pour vivre à jamais a pu se détacher grâce à son engagement et ses résultats sur le terrain.

Un courage qui va se prolonger jusqu’au Rwanda qui, à une période de l’histoire, a basculé dans la violence. Son premier acte de bravoure commence depuis Kigali où les cibles principales étaient les personnes politiques issues de la transition. Qui ne se rappelle pas d’Agathe Uwilingiyimana, Première ministre à l’époque, une Hutu modérée victime de la folie humaine. Le 6 avril, sa maison est attaquée et les onze belges chargés de la sécurité ont été tous tués. Et le capitaine qui maitrisait bien cette maison est intervenu pour sauver ses enfants.

Le second, c’est d’avoir sauvé un observateur sénégalais qu’on avait confondu avec le frère de Kagamé et qu’on a voulu tuer. Au moment où tout le monde se demandait ce qu’il fallait faire. Il avait ordonné à ses troupes de l’encercler. Et a fini par le tirer d’affaire. A la demande de l’organisation des Nations unies, certains agents de la mission de l’Onu pour l’assistance au Rwanda (Minuar) se désengagent. Le capitaine, quant à lui, avait décidé de s’installer à Milles Collines où s’étaient réfugiés des milliers de Tutsis. De l’hôtel où il était, il avait décidé de venir à l’état-major, ne sachant pas qu’il avait pris rendez-vous avec la mort. 31 mai 1994, un obus vient de frapper son véhicule. Le capitaine est tombé sur le terrain, loin de chez lui, dans l’exercice de sa mission. Mais il vit dans la quête de la paix. Le jour de son décès, enfin les armes se taisent pour la première fois. Son corps devrait être évacué.

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3. Une référence pour la jeunesse…
Si les jeunes, aujourd’hui, répondent aux sirènes de l’immigration, c’est parce qu’ils n’ont plus de références. Et en ce capitaine, on sait ce qu’est la loyauté, l’engagement, le courage et l’humanisme. Mieux vaut mourir en héros plutôt que de s’égarer au milieu de la mer comme de vulgaires poissons noirs au milieu de l’océan. En Mbaye Diagne, nous avons un vrai sportif très dynamique, un « diambar » qui a inscrit le nom de son pays dans l’histoire des Nations. Trente-six ans, une vie courte mais bien fournie. Avant que la vie éphémère des hommes classe ton nom dans les oubliettes de l’histoire, voici une médaille qui porte ton nom pour le courage dont tu as fait montre. (Sources : témoignages de ses collègues de l’armée, le film « Etoiles noires », Capitaine Mbaye Diagne et Niani Djeydi Djigo, on nous tue, on ne nous déshonore pas de Moussa Sène Absa).

Source : Le soleil online

Par Marame Coumba Seck

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