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Dossier 2 ème Partie• Sénégal… ces maladies qui tuent le plus!

Le commun des Sénégalais les considèrent comme des maladies émergentes. Maladies non transmissibles (MNT) pour les initiés, l’hypertension artérielle, l’Accident vasculaire cérébrale (AVC), le diabète, le cancer, l’insuf sance rénale, etc., ont aujourd’hui tristement ravi la vedette aux maladies infectieuses comme le paludisme, la tuberculose, entre autres. Moralité : on vit au Sénégal une transition épidémiologique avec des taux de morbidité et de mortalité records. Ce qu’il faut savoir sur ces tueurs silencieux. Après les bons résultats obtenus dans la lutte contre le paludisme, le VIH/sida, les maladies évitables par la vaccination comme la poliomyélite, le tétanos, etc. le Sénégal se doit, tout en poursuivant les efforts dans ce domaine, de développer et mettre en œuvre des stratégies appropriées pour renverser la tendance actuelle de l’augmentation fulgurante des maladies chroniques et à soins coûteux.

Diabète : le fléau mondial

Bien qu’autrefois considérée comme une maladie des pays riches, le diabète est désormais devenu unéau mondial. Donctrès présent dans notre pays. Comme l’a si bien souligné le Pr Said Nourou Diop, on ne peut pas être catégorique en ce qui concerne le taux de prévalence du diabète au Sénégal, certaines études faites à ce propos situent cette prévalence entre2et3%delapopulation,quecesoiten milieu urbain ou en milieu rural. Approximativement, il y aurait entre300 000 et 400 000 diabétiques auSénégal. Alors que, selon la Fédération internationale du diabète, ils sontdes milliers de Sénégalais, (720 mille)qui seraient touchés. Donc, avec un taux de prévalence estimé à 4 voire 6%, la progression de la maladie resteinquiétante.

« L’organisme produit une hormone appelée insuline, qui aide les cellules à utiliser le sucre présent dans le sang pour produire de l’énergie. Lorsque l’organisme ne produit pas assez d’insuline ou ne peut pas l’utiliser correctement, comme c’est le cas dans le diabète, le taux de sucre dans le sang augmente – ce qui favorise l’apparition de l’athérosclérose, c’est-à-dire un rétrécissement et un durcissement des artères. Cela accroît considérablement le risque de crise cardiaque et d’AVC. Pour soigner un diabète, il faut changer de régime alimentaire et de mode de vie. Il faut parfois prendre des médicaments pour faire baisser le taux de glucose sanguin », explique le Pr Anna Sarr, diabétologue.

Au Sénégal, le diabète est aujourd’hui, comme dans les pays d’Afrique subsaharienne, un véritable problème de santé publique du fait de l’augmentation rapide du nombre de cas et de ses risques de complications invalidantes telles les amputations de membres et les menaces visuelles,pour ne citer que celles-là. «Le centre national du Diabète a, à son actif, 40 000dossiers de diabétiques qui sont suivis régulièrement. Chaque année nous avons au moins 2000 nouveaux cas de diabétiques depuis 15 ans. Ce n’est que la partie visible puisque nous avons, en accord avec le ministère de tutelle, formé pratiquement entre 400 et 500médecins qui font de la prise en charge du diabète en dehors du centre national », a rappelé le Pr Seydou Nourou Diop, diabétologue.

Cancers: la maladie de la cellule

Un diagnostic tardif, si tardif qu’il laisse peu de chances de rémission,c’est la spéci cité ducancer en Afrique. La communauté internationale a célébré la journée mondiale contre le cancerle04févrierdernier.Selonl’OMS(Organisation mondiale de la santé), le nombre de décès devrait passer de 7,9millions en 2007 à 11,5 millions en 2030, soit une hausse de 45%, due en partieà une population toujours nombreuse et vieillissante. Au Sénégal, on estimeque 800 nouveaux cas sont enregistréschaque année chez les enfants contre 12à 20000 cas chez les adultes.

Le cancer est une maladie de la cellule, c’est une maladie génétique. A en croire le Pr Mamadou Diop, directeur de l’institut du cancer à l’hôpital Aristide le Dantec, cité par l’Observateur, il y a des milliers de cellules au niveau de l’organisme qui se renouvellent tous les jours.

« Qui dit renouvellement de cellules dit division cellulaire, il y a une commande et une régulation de celle- ci au niveau de l’ADN. Le cancer provient d’un dérèglement de cette régulation de la division cellulaire qui fait que les cellules vont se multiplier de manière anarchique, sans contrôle de l’organisme ». Et de poursuivre : « Cela va donner une tumeur maligne qu’on appelle cancer. Et cette tumeur a des caractéristiques puisqu’elle va détruire son environnement, pénétrer dans les vaisseaux sanguins et par le biais de la circulation sanguine, pouvoir se localiser n’importe où au niveau de l’organisme et donner une localisation à distance de la tumeur initiale, donc une généralisation et c’est ce qui tue.

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