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RD Congo, un transport fluvial de tous les dangers

Un énième naufrage endeuille la République démocratique du Congo. Il a eu lieu le 25 mai 2018 sur la rivière Momboyo, un affluent du fleuve Congo. 50 corps ont été repêchés, mais on ignore le nombre de passagers qui étaient montés à bord. Les causes du drame sont inconnues. Le transport fluvial, essentiel pour l’économie congolaise, tue chaque année des dizaines de personnes.

Le transport fluvial est l’un des plus usités en RDC, qui dispose de nombreux cours d’eau. Le plus important étant le Congo long de 4.700 km, suivi de son affluent, la rivière Kasaï, longue de 2.361 km. Il y a aussi des lacs (Albert, Edouard, Kivu, Tanganika) situés aux frontières est du pays. La navigation compense largement un réseau routier peu dense et en très mauvais état. Alors, hommes, marchandises et bétail empruntent les voies navigables.

Au-delà de Kinshasa, le fleuve n’est pas navigable en raison des rapides. Le Congo, avec ses affluents Kasaï et Oubangui, forme un réseau de 25000 km de voies navigables. Ce réseau permet de rejoindre la quasi-totalité des provinces de la RDC. Selon un site internet spécialisé, 10.000 navires circulent dans ce bassin.

Mais la multitude d’accidents n’est pas une conséquence statistique due à l’importance de la flotte. Les causes sont toujours les mêmes : surcharge et vétusté des embarcations, non respect des règles essentielles de sécurité. Souvent, les drames se déroulent la nuit, avec des embarcations dépourvues  d’éclairage. Le pilote ne parvient pas à lire les balisages quand il y en a, ou s’aventure trop près de la rive. Certains capitaines ne connaissent même pas le code de la navigation.

Un site spécialisé dresse un inquiétant constat :«Il y a aussi des privés qui assurent le transport fluvial dans nos voies navigables. Malheureusement, ces privés utilisent pour la plupart des bateaux de fortune construits dans des chantiers de « coin de rue » en dehors des normes de sécurité. Il y en a même qui construisent des menues embarcations de fortune en bois dotées d’un moteur, communément appelées baleinières».

Voici une liste, bien loin d’être exhaustive, des principaux naufrages ayant touché le pays ces dernières années.

Mai 2018, rivière Momboyo
50 morts, nombre indéterminé de disparus. Causes du naufrage inconnues. Navigation de nuit.

Février 2018, 14 disparus sur le fleuve Congo
Navigation de nuit. Naufrage de plusieurs embarcations. Mauvaises conditions météo, notamment des vents violents.

Juillet 2017, 27 morts et 54 disparus sur la rivière Kasaï
Navigation de nuit. Une pirogue motorisée. Surcharge et ivresse des pilotes sont les deux causes du naufrage. Les victimes sont en majorité des écoliers se rendant en vacances.

Décembre 2014, 6 morts et plus de 100 disparus, fleuve Congo Kisangani
L’embarcation a coulé après avoir heurté une roche en pleine nuit.

Juin 2011, dix morts et une dizaine de disparus, lac Albert
25 passagers sur une pirogue motorisée, 6 ont été secourues. Mauvais temps et surcharge sont à l’origine du drame. Deux mois avant, deux autres naufrages sur le lac Kivu et la rivière Kasaï avaient fait plus de 100 morts. Des accidents qui ont coûté sa place à la ministre des Transports, Marie-Laure Kawanda.

Juillet 2010, 138 morts rivière Kasaï
Surcharge du bateau, vétusté, conditions de navigation. Le navire s’est brisé dans les remous.

Etc., etc., etc.

Avec Geopolis

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Une pensée sur “RD Congo, un transport fluvial de tous les dangers

  • 11 novembre 2018 à 7 h 54 min
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