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Cri de détresse de l’imam Ndao sur ses conditions de détention… l’administration pénitentiaire pas inquiet

Le directeur de l’administration pénitentiaire (dap), le colonel Jean Bertrand Bocandé ne s’inquiète pas d’éventuels résultats sur une enquête au sujet des conditions de détention d’imam Ndao et Cie, réclamée par la lsdh, Amnesty et la raddho. le pensionnaire du camp pénal dispose d’une cellule avec toilettes et lorsqu’il a partagé la pièce avec lui, juste avant le début du procès, le colonel dit n’avoir senti aucune odeur nauséabonde, ni de chaleur particulière encore moins de laser.

TROIS ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMMES SAISISSENT LE PROCUREUR

La Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho), la Ligue sénégalaise de défense des droits de l’homme (Lsdh), et Amnesty international Section Sénégal ont déposé une plainte hier, vendredi 1er juin, auprès du Procureur de la République pour exiger une enquête à propos des accusations de l’Imam Alioune Ndao. Selon ces organisations de défense des droits de l’Homme, de la lumière qui doit être faite sur cette enquête, dépendra l’issue du procès d’imam Ndao et Cie, poursuivis pour «actes de terrorisme, apologie du terrorisme, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, etc.» Pour rappel, avant que la chambre spéciale ne décide de fixer le délibéré au 19 juillet, Imam Alioune Ndao a soutenu : «Nous vivons tous les genres de tortures au monde. On a mis des rayons téléguidés qui me chauffent tout le corps. Même, ici dans le box, je sens cet appareil. J’avais tellement chaud que je pensais que ma tête aller éclater. Du coup, j’avais peur d’asperger ma tête d’eau à cause des douleurs atroces que je ressentais. On m’obligeait à prendre mes repas dans un endroit où se dégageait une odeur particulièrement nauséabonde. Quand ils ont su que je supportais la chaleur dans ma chambre, ils ont fait émettre des rayons à l’intérieur de la cellule. Ainsi lorsque j’entre dans la pièce, il y a un appareil qui projette aussitôt des rayons. A chaque fois que je pose le pied sur le sol, le rayon s’active. Je souffre atrocement lorsque je viens au tribunal parce que mes jambes sont endolories», relate l’As dans son édition du vendredi 1er juin 2018

LE DAP FAIT LA LEÇON AUX DROITS DE L’HOMMISTES

Joint au téléphone, le Directeur de l’Administration pénitentiaire, le Colonel Jean-Bertrand Bocandé se dit surpris par de tels propos. Sans polémiquer, il accepte de donner quelques éclaircissements. «J’ai rendu visite, à plusieurs reprises, à Imam Ndao. Lors de ma dernière visite juste, avant le début du procès, nous avons passé pratiquement une heure dans sa cellule à discuter. Il a tenu quasiment les mêmes propos que devant la barre. Il me disait que ça chauffait dans sa chambre, qu’il était obligé de mettre un chiffon mouillé sur la tête pour absorber la chaleur. Il a aussi parlé d’une odeur nauséabonde qui se dégageait et qui l’empêchait de bien respirer. Egalement, il a fait état de laser. Je lui ai fait part de mon étonnement. Il a répondu que je n’y suis pour rien, que je ne pouvais pas le sentir ni le voir. On est passé à autre chose», révèle le Colonel Bocandé. Il rappelle que l’Imam est en détention avec d’autres codétenus dans le cadre de la même affaire ou de dossiers différents, relatifs au droit commun.

Par exemple, Imam est voisin avec Modou Fall alias Boy Djinné… Ce qui fait que la rumeur selon laquelle Imam et Cie sont mis dans un secteur réservé aux présumés terroriste relève d’une imagination débordante. Imam est dans une chambre individuelle, de même que son principal présumé complice Matar Diokhané. Les autres sont à deux. «Imam a son lit, ses toilettes. Il peut prier quand il veut. Il a la tranquillité qu’il faut, dans la limite du possible au sein d’une prison. Je dois faire remarquer qu’au Tribunal, Imam a dit que les gens qui actionnent les machines sont dans la salle d’audience», note le Dap. L’administration pénitentiaire ne va pas se déplacer jusqu’à la salle d’audience pour envoyer des lasers, souligne-t-il. D’ailleurs, si tant est que cela existe, l’administration pénitentiaire ne dispose pas de ce type de matériel, précise le Colonel Bocandé.

Loin de s’installer dans une polémique, il rappelle que l’affaire est pendante en justice. Au sujet de la plainte déposée par trois organisations de défense des droits de l’Homme, le Colonel Bocandé, qui a parlé à un responsable de ces organismes, lui a demandé pourquoi ils ne lui ont jamais écrit pour solliciter une autorisation de visiter le secteur d’Imam Ndao et Cie. Il lui a rétorqué qu’ils ont fait cette démarche auprès du juge d’instruction et qu’il leur a opposé un niet catégorique. Le Colonel lui a alors expliqué que, quand ils demandent à un juge une autorisation de visiter un pensionnaire, ils vont au parloir. C’est au Dap qu’il revient de délivrer une autorisation de visiter le lieu de détention. La différence est capitale. Il reste constant que les défenseurs des droits de l’homme qui s’expriment n’ont jamais visité les cellules d’Imam Ndao, note le Colonel Jean-Bertrand Bocandé.

Avec Seneplus

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2 pensées sur “Cri de détresse de l’imam Ndao sur ses conditions de détention… l’administration pénitentiaire pas inquiet

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