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Le fait du jour… COMMENTAIRE
Caporal America

Si le slogan de la campagne de Donald Trump peut exercer une véritable force motrice pour des guerriers au cœur vaillant, « America First » s’avère comme une arme désastreuse de dégradation rapide pour le Président des Usa.

Donald Trump, qui a affirmé une ferme volonté de redonner aux Etats-Unis sa place de numéro 1 sur la planète, est en passe  de réussir tout le contraire. L’ordre mondial, depuis la fin de la seconde guerre mondiale (1939-1945) leur avait conféré le rang de grande puissance durant la guerre froide. Rôle et rang qu’ils partageaient uniquement avec l’URSS.

L’effondrement de l’empire soviétique, à partir de 1989 ayant mis fin la guerre froide entre l’Ouest et l’Est, a accentué encore plus la prépondérance du pouvoir économique et militaire des Usa sur la planète et l’a placé sur le piédestal de super puissance mondiale.

Ainsi, depuis plus de 70 ans, l’Amérique est le pays qui a toujours indiqué le cap et Washington, la capitale, qui fixe la marche à suivre en faisant les modes et les tendances dictant la conduite à tenir sur la scène internationale en matière de diplomatie et de relations internationales.

Les Etats-Unis étaient donc le leader incontesté et bon gré, malgré, les autres puissances anciennes ou nouvelles étaient tenues de s’ajuster sur les positions américaines.

Depuis son avènement à la Maison Blanche, Donald Trump, contrairement à Capitain America, le super Héros des « comic’s » américains, se comporte plus comme un Caporal America en érodant avec des actes impulsifs, colériques et vindicatifs la position dominante des Usa sur la scène internationale et les affaires du monde.

Ainsi, quand il décide de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le climat de la Cap 21 à Paris, aucun pays ne lui emboîte le pas. De même, quand il se retire de l’accord sur le nucléaire iranien, Européens, Russes et Chinois, eux, ne bougent pas d’un iota. Tout comme, quand il instaure de nouvelles taxes douanières sur l’acier et l’aluminium, violant ainsi les accords de l’OMC tout en ouvrant une nouvelle guerre commerciale entre son pays et ses alliés européens et asiatiques, il ne fait que fragiliser ses partenaires commerciaux. Quand, il décide de transférer l’ambassade des Usa de Tel Aviv à Jérusalem, s’alignant ainsi sur les positions des extrémistes israéliens, il accentue l’isolement de son pays, car là encore, seuls, deux petits pays latino-américains suivent ses traces.

Il est donc loin, l’époque où la religion des Usa était celle de ses alliés comme la France du Général De Gaulle qui, malgré son refus d’adhésion à l’Otan, n’a jamais hésité à conforter sa position d’alliée de la France à l’endroit des Usa.

En 1962, avec la crise des missiles de Cuba, Paris a été l’un des plus fermes soutiens du Président Kennedy face à Kroutchev.

Donald Trump, avec ses rodomontades, ses foucades, n’est en passe de réussir qu’une chose : faire des Usa une puissance comme une autre. C’est-à-dire un pays développé qui bien que puissant, ne serait plus au dessus des autres.

Et même pire, au rythme où ses mauvaises décisions tombent, les positions de nouvelles puissances comme la Chine, l’Inde ou la Russie ne font que s’accentuer sur les relations internationales.

Donald Trump affaiblit l’Amérique et diminue à la vitesse V son rôle et son influence sur la scène internationale. Et cela est fort étonnant pour ce pays qui a toujours su être un aiguillon dans le concert des Nations depuis sa guerre d’indépendance contre les Britanniques au point de gagner le titre de pays de la Liberté et de défenseur des droits malgré l’esclavage et la ségrégation raciale.

Dans sa posture de leadership, ce pays a d’ailleurs choisi de faire du vainqueur de toute grande guerre un président élu à la Maison Blanche. Georges  Washington l’a été après la guerre de l’Indépendance, Ulysse Grant, après celle de la Cession entre le Nord et le Sud et Dwight Eisenhower après la seconde guerre mondiale.

Tous ces trois généraux qui ont devancé Trump à la Maison Blanche ont participé à la création de ce héros mythique qu’est Capitain America pour la jeunesse américaine.

Trump, l’homme à la tête de queue de renard, ne semble dégager que l’épaisseur d’un sous officier hurleur et vindicatif avec un comportement de caporal frustré de n’avoir les qualités d’un officier supérieur… Et qui se défoule sur ses hommes pour cacher ses frustrations.

Les adversaires et concurrents des Usa comme la Chine et la Russie ne pouvaient rêver d’un meilleur allié.

Abdoulaye Bamba DIALLO

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