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Ministère du tourisme :
Mame Mbaye Niang est-il un atout pour le Senegal

La démission du ministre du tourisme Mame Mbaye Niang  s’apparente à un coup de tonnerre dans un ciel azuré. Tout serait parti d’un audit du Programme National des Domaines Agricoles ( PRODAC),  un des projets phares du président  Macky Sall  visant le développement de l’agriculture et la promotion de l’emploi des jeunes par l’Inspection Générale des Finances (l’IGF) dépendantdu ministère des finances. (Voir article Démission de Mame Mbaye Niang, déliquescence au sommet de l’état?  du 12 juin 2018.)

Au-delà  d’ ailleurs de cette affaire de mauvaise gestion des fonds du PRODAC, le départ de Mame Mbaye Niang serait -il une perte incommensurable pour le secteur touristique, et partant pour l’économie du Sénégal ? Est-il aussi indispensable que semble le suggérer ces réactions venant du plus haut niveau ?

Disons le tout net, le secteur touristique au Sénégal  pourrait se porter beaucoup mieux, compte tenu des énormes potentialités dont regorge le pays : stabilité politique, plages idylliques, sites historiques, climat estival, cités balnéaires , situation géographique favorable.

Selon le rapport de Jumia Travel ( hospitality Report Sénégal 2016 ), en 2015 le nombre de touristes ayant visité le Sénégal s’élève à 1 600 000 pour des recettes estimées  à 465,9 milliards de FCA. 57,2 % sont des touristes d’affaire et seulement 42,8% pour le tourisme de loisir.

Ce qui signifie que d’énormes progrès restent à faire pour promouvoir nos atouts touristiques et l’écotourisme enfin de booster le tourisme de masse et de loisir. 63 % des recettes provient des touristes internationaux et 32,6 % seulement des locaux, toujours selon Jumia Travel qui estime enfin que le tourisme a généré 200 0000 emplois directs et contribue pour 6,3 %  du PIB

D’ ailleurs, selon le rapport du Forum Economique Mondial 2017, le Sénégal occupe la 15 eme place des pays Africains les plus performants en matière touristique, derrière la Cote d’Ivoire qui n’est pas connue pour étre un pays de tourisme et devant la Gambie.

Le rapport 2017 de l’Organisation Mondiale du Tourisme place l’ Afrique du Sud en tête des pays  Africains les plus performants avec  8,9 millions de touristes en 2016 pour des recettes estimées à 8,7 milliards de dollars, devant l’Ile Maurice, véritable paradis terrestre qui avec seulement 1 million de touristes a pu engranger 1,4 milliards de dollars. Le Maroc  vient en troisième position avec 10 millions de touristes et 5, 8 milliards de dollars, devant l’ Egypte 9,1 millions de touristes et  6,06 milliards de dollars. Le Kenya arrive en 5 eme position avec 1,1 million de touristes et 723 millions de dollars de recettes devant la Namibie qui a attiré 1,3 millions de touristes. Le Cap Vert, le Botswana, la Tunisie et la Tanzanie ferment le groupe des dix pays les plus performants.

Tous ces pays ont réussi à mettre en valeur leurs atouts pour attirer les touristes. Les safaris pour la Tanzanie, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Botswana, le tourisme de luxe pour le Maroc et l’Ile Maurice, le balnéaire pour le Cap Vert et le tourisme historique pour l’Égypte avec ses pyramides

Le tourisme Sénégalais quant à lui peine à se développer car  souffrant de plusieurs maux. Il ya bien sûr le péril du djihadisme et du  terrorisme dans le Sahel qui a d’ ailleurs fini par avoir raison du Paris Dakar qui était un grand vecteur touristique et qui est parti en Amérique du Sud, tout en gardant son nom Le Dakar. Les autres causes sont plutôt endogènes et s’expliquent par une mauvaise vision politique soit du pouvoir, soit des acteurs du secteurLa décision insensée du président Macky Sall d’exiger  un visa pour les touristes,  et ceci au nom d’un hypothétique droit de réciprocité. Même retirée, cette exigence aura porté un rude coup au tourisme. On peut aussi noter la rébellion résiduelle en Casamance, la cherté de la destination Sénégal, où la nuitée est par exemple à 42 000 f cfa à Dakar et 41 000 f cfa sur la petite côte en moyenne, la négligence du tourisme intérieur et de l’écotourisme, la mauvaise qualité du  service dans les receptifs touristiques, d’ailleurs épinglée dans le rapport de Jumia Travel qui parle même de négligence et d’anarchie. Une mauvaise qualité qui s’explique par le déficit dans la formation. En effet, il n’y aurait pas assez de bonnes écoles hôtelières au Sénégal.

Il y a enfin la personnalité même du ministre ?  A-t-il les compétences requises pour développer le secteur touristique ? Ses interventions dans les médias permettent de douter de sa capacité à vendre la destination Sénégal : maitrise assez laborieuse du francais qui s’ expliquerait par son cursus accadémique effectué  en partie entre le Maroc et la Tunisie, une érudition qui ne semble pas à son avantage et qui expliquerait son élocution hésitante qui tendrait à faire croire qu’il ne maitrise pas ses dossiers.

Où faut-il alors aller chercher cette volonté de le maintenir à son poste si ce n’est pas pour ses qualités professionnelles?

 Serigne Mbacké Ndiaye

  

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2 pensées sur “Ministère du tourisme :
Mame Mbaye Niang est-il un atout pour le Senegal

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