LE FAIT DU JOUR / COMMENTAIRE : Bavures sécuritaires

Un commerçant, du nom de Mamadou Diop, vient de perdre la vie après une rude séance d’interrogation des agents de police, suite à une affaire de vol et de recel de textiles. Il y a peu, une femme handicapée avait accusé un agent de Sécurité de Proximité (ASP) de l’avoir rudoyée, ce qui finalement, d’ailleurs, sera infirmé par des témoins et le verdict du tribunal.

Lors des évènements malheureux ayant conduit à la mort de l’étudiant Fallou Sène à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), les forces de l’ordre avaient encore été mises à l’index. Une commission d’investigation est chargée de tirer au clair  les causes de cette tragédie qui a paralysé l’Enseignement Supérieur pendant plusieurs semaines.

Une bavure qui véritablement, a déclenché un séisme d’une grande amplitude à tel point que le Président Macky Sall aurait, selon certaines sources, fait preuve d’une colère noire contre certains ministres de son gouvernement à qui il reprocherait leur attitude qui a conduit à cette situation délétère.

La sécurité est une des missions essentielles de l’Etat et sa conduite ne doit souffrir ni de faiblesse coupable, ni de sévérité inutile. Sa première obligation et surtout la plus souhaitée est de se monter ferme, obligeant ainsi tout le monde au respect de la loi et des règlements.

En France, d’ailleurs, un dicton dit clairement à l’endroit du commun des mortels que : « la peur du gendarme est le début de la sagesse ». Les Etats-Unis, considérés comme étant le pays de la liberté, y ajoute une règle supplémentaire. A savoir celle du refus de dérogation à une personne ou à une catégorie de citoyens face aux lois en vigueur.

Toute l’harmonie d’une société ainsi que toute organisation d’un pays repose donc sur le socle  du respect de la loi et sous la surveillance règlementée des Forces de sécurité publiques et militaires. Il y a donc une corrélation étroite entre le Droit et la Justice.

La Gambie, notre voisin immédiat, vient de nous en fournir une parfaite illustration. A la suite d’une bavure policière qui a conduit à la mort de trois citoyens dans un village situé à une quarantaine de kilomètres de sa capitale Banjul, le Directeur de la Police nationale a été contraint à la démission et cinq de ses hommes ont été mis en état d’arrestation. Une commission d’enquête a été mise sur pied et le Président Adama Barrow a dû s’adresser à ses populations pour apaiser la situation.

Le désordre dans l’espace public et social de notre pays, ainsi que l’incivisme commencent à dépasser véritablement les bornes. Il est  difficile aux municipalités de veiller sur le cadre de vie et le mobilier urbain avec cette boulimie d’érection de souks et marchés dans tout espace inoccupé. En plus, la floraison de kiosques, la juxtaposition de petits commerces et de commerçants ambulants dans tout artère passant, impactent négativement sur les espaces réservés aux mobiliers roulants, mécaniques qui eux-mêmes  s’y bousculent avec les véhicules hippomobiles et les portefaix tirant des poussettes.

La pollution sonore nocturne ainsi que les cérémonies familiales comme les mariages et baptêmes débordent sur l’espace public où les mendiants qui y ont déjà pris leur quartier, viennent en rajouter dans ce désordre.

Cela agit sur les nerfs, chauffe les esprits et surtout concourt à faire croire que le désordre et le brouhaha sont les seules règles en vigueur en lieu et place des lois et des règlements.

S’y ajoute que le respect qui est dû à l’homme de loi (policier et gendarme) est devenu aujourd’hui le dernier souci du Sénégalais moyen. Il n’est pas dit que dans ces corps, il n’y a pas de brebis galeuses qui cèdent souvent à la tentation de l’intimidation ou de l’abus de pouvoir.

Néanmoins, il faut bien reconnaître que s’il faut mettre un terme à ces bavures sécuritaires, il faudrait dans le même temps s’atteler à restaurer le prestige et l’autorité de ces corps constitués qui sont le garent de notre quiétude de tous les jours.

Abdoulaye Bamba DIALLO

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3 pensées sur “LE FAIT DU JOUR / COMMENTAIRE : Bavures sécuritaires

  • 25 juin 2018 à 6 h 13 min
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    Poids est comment poupe votre sang pousse contre les parois de vos arteres lorsque votre coeur determination pompe le sang. Arteres sont les tubes qui transportent perseverent b gerer offre sang loin de votre coeur. Chaque set votre manque de sensibilite bat, il pompe le sang a tous egards vos arteres a la prendre facilement de votre corps.

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  • 23 juin 2018 à 18 h 48 min
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    Merci Mr Barry pour vos encouragements. Nous en prenons bonne note et vous garantissons plus de textes de ce genre. Nhnews, avec vous pour mieux vous servir!

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  • 23 juin 2018 à 18 h 07 min
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    Laye avec votre plume qui est devenu pour tout une plume de vérité ,une plume de sagesse a fait montre a nos gouvernants comment un pays marche avec l’ordre public .je l’encourage a continuer sur cette lancée qui va conduire pour des lendemains meilleurs

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