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Commentaire / Le fait du jour : Présidentielle du 29 juillet au Mali, A l’opposé du processus électoral sénégalais

La Cour Constitutionnelle du Mali a validé 24 (vingt-quatre) candidatures qui iront à l’assaut du Palais de Koulouba (la Présidence malienne) le 29 juillet prochain. C’est donc tout le contraire du processus électoral sénégalais qui est mis en place à Bamako.

Le parrainage n’y est pas convoqué pour servir de filtre à une overdose de candidature et la multiplication des candidats ne sert pas de prétexte à la mise en place d’un bulletin unique afin d’éviter des coûts d’impression exhorbitants pour la confection des bulletins des 24 candidats retenus. Autre pays, autres mœurs, dit un adage, mais la proximité ainsi que les liens unissant le Mali et le Sénégal auraient dû permettre plus de convergences que de divergences aussi criardes.

Economiquement, malgré sa taille (le Mali est le pays le plus étendu de l’Afrique de l’Ouest), ce voisin immédiat du Sénégal est très loin d’être plus riche que lui.

Sur le plan sécuritaire, l’incursion des terroristes, des rebelles du Nord en plus des incursions de différentes bandes armées impliquées dans les multiples trafics d’armes, de drogue et de contrebandes ont fini d’affaiblir l’Etat malien qui arrive difficilement à maintenir une administration au Nord et au Centre de ce pays immense. Là où le Sénégal, lui, malgré la boulimie dépensière du régime actuel, arrive encore à faire fonctionner son Administration dans toutes ses composantes et sur toute l’étendue du territoire national.

Au plan politique, la restauration de la démocratie au Mali ne date que de 1991 après la chute du Général Moussa Traoré, tandis qu’au Sénégal, la démocratie multipartisane et les élections pluralistes datent  de beaucoup plus longtemps.

Néanmoins, il faut bien constater que la classe politique malienne agit d’une manière beaucoup plus sereine que son homologue sénégalaise. Il y a peu de querelles sur les étapes du processus électoral. Et le leadership politique paraît être moins subjectif et mesquin que celui en cours dans notre pays.

Ibrahima Boubacar Keïta (IBK), le Président sortant, à la recherche d’un second mandat, va faire face à sept de ses anciens ministres parmi les nombreux candidats à sa succession.

Alpha Omar Konaré et Amadou Toumani Touré, ses deux prédécesseurs  ont eu à boucler deux mandats chacun avant de quitter le pouvoir et de permettre l’avènement d’une alternance à chaque fois.

Faut-il donc que notre classe politique tourne son regard auprès de son homologue malienne et accepte d’aller y puiser quelques attitudes et postures afin de dépassionner la situation actuelle lourde de dangers avec les menaces d’une opposition  radicale qui dénonce les diktats du régime actuel et promet de lui rendre la pareille en rendant le pays ingouvernable.

Le Président Macky Sall doit, peut-être, s’inspirer de son « Grand frère » IBK qui souffre de voir sept de ses anciens collaborateurs venir l’affronter frontalement tentant ainsi de le faire tomber de son fauteuil présidentiel alors que lui met en place un dispositif électoral qui empêche les opposants résolus comme Karim Wade ou Khalifa Sall de compétir.

Abdoulaye Bamba Diallo

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