Sécheresse et déficit pluviométrique : la famine menace au nord du Sénégal

Le spectre de la famine plane sur le Sénégal et se serait même posé dans sa partie nord-est, notamment à Saint Louis, Matam, Tambacounda, Louga , Malem hodar, Goudiry où les populaions sont dans une situation de sous alimentation inquiétante.

D’autant qu’ avec la pluie de la semaine dernière qui a occasionné la mort de milliers de bêtes, le pire est à craindre. D’ailleurs, avertit la météo, cette pluie suivie d’une baisse subite de température et qui est souvent fatale aux animaux risque de se reproduire du fait du changement climatique.

Cette famine qui est en train de s’installer au Sénégal était pourtant prévisible. En effet dès le mois de Mars, le Programme Alimentaire Mondial ( Pam) tirait sur la sonnette d’ alarme à travers sa représente au Sénégal, madame Lenna Sabelle: les pluies tardives notées au nord au cours de la campagne 2017- 2018 vont certainement provoquer une situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle assez préoccupante face au choc climatique que subissent en ce moment les pays du Sahel.

Attention alerte t-elle, la période de soudure est déjà là et les ménages ont commencé à en subir les conséquences. Si nous n’agissons pas maintenant, la situation va certainement se détériorer dans les mois à venir et les populations les plus vulnérables en souffriront.
Action Contre la Faim ( ACF) partagera ce pessimisme du PAM . En effet, estime t-elle 46,7 % de la population, soit plus de 6 millions de Sénégalais vivent dans la pauvreté.

En 2016 poursuit -elle, le nord et l’est du pays ont été touchés par les catastrophes naturelles, telle la sécheresse avec un taux de malnutrition aiguë, dépassant le seuil d’urgence nutritionnelle établi par l’ Organisation Mondiale de la Santé ( OMS).

Les prévisions de ces deux organisations n’ont pas tardé à se concrétiser. En effet, dés le mois de Juin, la FAO inscrivait le Sénégal ( ainsi que le Cap Vert) sur la liste des pays qui ont besoin d’aide alimantaire, rejoignant ainsi les 37 autres pays dont 31 sont africains.

Le gouvernement préfère en ce qui le concerne, nier une évidence qui saute pourtant aux yeux.

La famine n’existe pas au Sénégal, martèle madame Anta Sarr Dianko, chef de la délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, lors d’un point de presse, et de taxer de personnes mal intentionnées ceux qui véhiculent de telles idées. Tout au plus reconnaît-elle un deficit pluviométrique auquel d’ailleurs l’état a fait face en procédant à des cash transferts de 25000 CFA à des nécessiteux à Matam, Malem Hodar, Podor.

Serigne Mbacké Ndiaye

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3 pensées sur “Sécheresse et déficit pluviométrique : la famine menace au nord du Sénégal

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