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 « DIRTY DIESEL » : Total et Shell: criminels ! 

Les révélations du journal « Le Monde » en date du 13 Juillet 2018 et  »confirmées et amplifiées » par des médias comme Rfi, BBC, CNN, Deutsh Welle, sont plus que terrifiantes. De l’essence et du gazoil intoxiqués sont vendus en Afrique de l’Ouest par Total et Shell, avec une teneur en soufre entre 200 et 1.000 fois supérieure par rapport au carburant vendu en Europe.

pétroliersLes conséquences en matière de santépublique sont dévastatrices et les bénéfices pour les pétroliers sont considérables. Des produits invendables ailleurs qu’en Afrique. Les stations Total et Shell sont les distributeurs de ce carburant embarquédepuis les ports d’Amsterdam, de Rotterdam et d’Anvers. Conséquence, des métropoles comme Lagos et Dakar affichent des taux de particules fines supérieurs àceux des villes dAsie les plus polluées de la planète.

Dans ces mégalopoles hyperpolluées, se concentrent une partie des 7 millions de personnes qui meurent chaque année àla suite de pathologies provoquées par la pollution dun air trop chargéen particules fines, selon lOMS. La justice néerlandaise s’en est saisie.

Afrique poubelle

 Le 9 juillet 2018, l’Inspection pour l’environnement et les transports des Pays-Bas a rendu public un rapport dénonçant la pratique de producteurs et vendeurs européens de produits pétroliers. En cause : la nocivité des ingrédients utilisés pour leur fabrication. Substances cancérigènes, dosage de soufre très élevé…, lAfrique de lOuest serait intoxiquée par des produits pétroliers nocifs en provenance dEurope et lInspection pour lenvironnement et les transports des Pays-Bas (ILT) dans son rapport, insiste sur la nocivité des ingrédients utilisés pour la fabrication de ces produits et dénonce le manque de transparence dans le processus de leur élaboration.

Cette enquête, réalisée sur les cargaisons de quarante-quatre tankers en partance pour lAfrique de lOuest, révèle que les carburants transportés sont élaborés àpartir de mélanges (blending) de substances chimiques non conformes aux normes européennes. Après analyse d’échantillons, lILT a déceléun taux de soufre particulièrement élevé(jusqu’à378 fois plus que la teneur autorisée en Europe). Utilisée en trop grande quantité, cette molécule peut provoquer cancers, asthme et maladies respiratoires, et favoriser la pollution de lair, alerte le Programme des Nations-unies pour l’environnement.

La confirmation du Rapport « Dirty fuel » de l’ONG Suisse Public Eye

Le rapport de lILT,  fait suite àcelui de lONG suisse Public Eye . Diffuséen septembre 2016, ce texte révélait comment des négociants majoritairement suisses en matière première (tel que Vitole et Trafigura) produisaient et exportaient ce carburant nocif sur le marchéouest-africain, cela en «profitant des faibles standards en Afrique pour produire, livrer et vendre des carburants toxiques». Après une investigation de trois ans (de 2015 à2017) et lanalyse de produits pétroliers dans huit pays africains (lAngola, le Bénin, le Congo-Brazzaville, le Ghana, la Côte dIvoire, le Mali, le Sénégal et la Zambie ), Public Eye tirait alors la sonnette dalarme. Au-delàdu problème de la concentration en soufre, il y a également le benzène, butène, isoprène, manganèse. Retirer toutes ces substances coûte de largent àShell et Total, note l’enquête du gouvernement néerlandais, mais cela est considéréen Europe comme crucial pour la santédes consommateurs.

Mohamadou SY Sire

Rapport-de-l-etat-neerlandais-sur-les-carburants-en-Afrique-de-l-Ouest

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