CAMES: un projet visant à venir à bout du plagiat des recherches scientifiques

Dépôt institutionnel du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (DICAMES). C’est le projet initié par le CAMES, avec le soutien de ses partenaires canadiens, pour limiter le risque de plagiat des recherches scientifiques, des mémoires de Licence et de Master, ainsi que les thèses de Doctorat.

Le projet DICAMES consiste à créer une base de données communes des recherches cachées en Afrique francophone couvrant des décennies de travaux. Des dizaines de milliers d’articles scientifiques, de thèses, de livres et de rapports de plus de 80 établissements d’enseignement supérieur d’Afrique francophone sub-saharienne sont concernés par ce projet. Ces œuvres à en croire les responsables du CAMES, seront progressivement intégrées à la base de données.

« Nous avons réussi à disposer de tous les outils, maintenant il faut passer à la phase d’appropriation. L’archive va permettre de réduire les risques de plagiat, promouvoir les interactions entre différents chercheurs dans la même discipline et va améliorer leur expertise », explique Bertrand Mbatchi, secrétaire général du CAMES, dans un entretien avec SciDev.Net.

Le projet DICAMES semble redorer le blason de l’institution sous régionale qui, depuis avril 2018, est objet de polémique dans le milieu universitaire notamment au Bénin. Présenté comme gouffre financier pour les universités de l’Afrique francophone dans un ouvrage intitulé : « Le CAMES : la nébuleuse qui entrave l’essor du Bénin et de l’Afrique », le CAMES, selon les auteurs de cet ouvrage, est un véritable mal qui repend la médiocrité, l’incompétence, l’impudeur, l’arrogance et l’inculture dans les universités africaines.

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