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Le bruit et la fureur

Aux Etats-Unis, le Président Donald Trump est connu et réputé comme un impétueux, un impulsif et un colérique. Le célèbre journaliste Bob Woodward, lui, a consacré récemment un livre intitulé « le bruit et la fureur », devenu rapidement un best seller, une des meilleures ventes des librairies américaines.

En France, le député Jean-Luc Mélenchon, leader de la formation, « La France insoumise », s’est rendu célèbre avec des phrases-chocs dont l’une des plus connues est celle où il se qualifie lui-même d’être le bruit et la fureur.

Au Sénégal, le style politique de Me Wade affectionnant le populisme, a fait de lui, depuis belle lurette, le principal héraut du « vacarme et de la colère » comme le dira après lui le politicien français Jean-Luc Mélenchon.

Ousmane Sonko, le néo-député et leader de la formation « Pastef » s’exerce à ce style. Il est jeune et a bien humé l’air du temps. La jeunesse d’aujourd’hui adore ce punch car le ton et le style hip hop et rap ont déjà balisé le terrain. Ensuite, ce tempo oratoire de Sonko fait très « fighting spirit ».

Cela est certes populiste mais cela ne fait encore pour autant de ce jeune loup un tribun populaire, charmeur et manipulateur de foule. Il a encore à apprendre sur ce registre-là. Et c’est bien là où Abdoulaye Wade peut lui être d’un apport certain. Car dans l’art consacré de parler aux foules, de les galvaniser, le Pape du Sopi est unique dans son genre au Sénégal.

Le leader de « Pastef » ne se pose pas en héritier du fondateur du PDS, mais plutôt en continuateur de son action électorale. Et Me Wade, dans cette affaire, gagne au moins quelqu’un qui lui rappelle ses excès et ses outrances durant les belles années du « Sopi » sous le magistère de Abdou Diouf.

Youssou Ndour pour se positionner et devenir aujourd’hui le N°1 de la musique africaine a choisi une stratégie différente de celle de Sonko. Il ne s’est pas comporté en rival, ni concurrent des défunts Labbah Sosseh avec sa voix de rossignol et Pape Seck Dagana avec sa voix de stentor qui, à l’époque, trônaient sur la scène musicale nationale. Il leur a laissé la pâle copie de la musique afro cubaine et a opté pour le folklore modernisé comme Omar Péne, Baba Maal et Ismaël Lo.

Alioune Mbaye Nder, le premier qui a tenté de le détrôner et de lui ravir la vedette de numéro 1 ainsi que Waly Seck, le jeunot actuel qui se veut être le nouveau Youssou Ndour, n’y ont pas réussi tout simplement parce qu’ils ont tenté d’imiter ou de copier le Roi du Mbalax.

Ousmane Sonko, le leader de « Pastef » devrait y réfléchir aussi en politique.

Kalidou Souwaré

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Une pensée sur “Le bruit et la fureur

  • 11 novembre 2018 à 9 h 01 min
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