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Présidentielles 2019 : L’absence de discours de l’opposition

A quatre mois des présidentielles du 24 février 2019, l’inaudibilité de l’opposition est pour le moins inquiétante. Ils furent pourtant plus de 85 candidats à la candidature à avoir retiré leur fiche de parrainage, preuve de leur existence.  Alors pourquoi ce silence monacal ? 

 

A part quelques sorties soporifiques sur l’existence d’autres fichiers, les cartes d’identité, le retour prochain de Karim Wade, la condamnation du choix des Turcs pour exploiter le fer de Falémé, c’est le silence radio. On ne sent aucune pugnacité, aucune fureur de vaincre de la part des leaders de l’opposition. A ce train, le président Macky Sall a un boulevard devant lui pour un deuxième mandat.

A moins qu’ils n’attendent la campagne électorale pour  sortir leur botte secrète. Ce qui serait une erreur monumentale, vue qu’elle ne dure que 21 jours.

L’absence d’ Abdoulaye Wade se fait durement sentir chez les adversaires du président Macky Sall.

En effet, l’ancien président a fini par modeler le mode d’opposition  gagnante au Sénégal. Une opposition  dure, agressive et sans concession. Qui ne s’encombre pas de civilités   et qui pousse le pouvoir jusqu’ à ses derniers retranchements. 

Quitte  à faire monter la tension sociale. C’est en étouffant Abdou Diouf qu’il a fini par le vaincre en l’ an 2000.

Macky Sall n’a pas remporté les élections de 2012  grâce  à son programme Yoonu Yokkuté  mais en retournant   les mêmes armes contre son ancien mentor. En diabolisant le président Abdoulaye Wade et surtout son fils Karim. 

Idrissa Seck, autre disciple de Wade a longtemps occupé le devant de la scène médiatique grâce à ses attaques corrosives. Il a fallu qu’il s’emmêle les pinceaux avec Macqua et Backa pour s’obliger une cure de silence.

Ousmane Sonko qui a hérité  de sa place dans les médias, emprunte le même sillon tracé par l’opposant Wade : Il faut attaquer, toujours attaquer, encore attaquer. Même si ce qu’on dit n’est pas toujours pertinent, ni vrai. Ce qui compte, c’est l’objectif, affaiblir l’adversaire. 

Tout pouvoir génère des frustrations et des sentiments de rejet. Il faut savoir les capitaliser et les traduire en discours politiques  qui galvanisent les foules et les poussent vers  les urnes.

Les discours civilisés, polis, vernis ; lustrés  et qui luisent  n’ont aucune chance de prospérer au Sénégal.

Abdoulaye Wade l’a encore démontré lors des législatives du 30 juillet  2017. Son immixtion dans l’arène malgré ses 93 ans a permis de changer le cours de l’histoire.

Sa coalition gagnante Wattu Sénégal  est arrivée deuxième derrière celle du président Macky Sall Benno Bokk Yakaar.  

Le boulevard qui mène au palais de la république est pavé de pics et non de coton.

 

Serigne Mbacké Ndiaye

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