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Sommes- nous condamnés à supporter Moustapha Cissé Lo ?

Le Grand Magal de Touba 2018 a donc vécu. Au-delà de la ferveur religieuse, de l’afflux massif des pèlerins qui ont envahi la capitale du Mouridisme, des ripailles et repas pantagruélique qui ont agrémenté le séjour des visiteurs, on notera surtout le discours des uns et des autres à quelques mois des élections présidentielles du 24 février 2019.

 

En effet, pour son premier Magal à la tête de la communauté Mouride, Serigne Mountakha Mbacké a vu le défilé incessant des politiciens venus demander plus ou moins ouvertement son soutien, voire son « Ndiguël » ou consigne de vote.

Il a réussi la prouesse de rester à équidistance des chapelles politiques, se contentant de distribuer des prières comme pour n’importe quel Talibé.

Élections obligent, le Khalife a tenu à faire passer un message à tous les candidats et hommes politiques, sur la nécessité d’être à la hauteur de la fonction qu’on rêve d’incarner ou de voir son candidat occuper : la présidence de la république.

« Il faut d’ abord incarner soi-même les valeurs qu’on veut inculquer aux autres. »

Parmi ces valeurs, il y a fondamentalement la pondération dans les propos, ne serait-ce que par respect à ceux à qui on s’adresse, c’est-à-dire à 15 millions de Sénégalais.

Les insultes, les invectives et les dérives verbales ne font pas partie du jeu démocratique.
Ce qu’on attend de ceux qui briguent notre suffrage, ce sont des projets de société et des offres politiques susceptibles de nous sortir de la pauvreté et des difficultés de la vie quotidienne.

Le Sénégal regorge d’assez de richesses humaines et naturelles pour permettre l’espoir.
Le rêve est à notre portée.

Profitant de son séjour à Touba, le président Macky Sall a d’ailleurs abordé ce thème des dérives
verbales, décidément à la mode :
« On ne saurait confondre liberté d’expression et insultes. L’ état prendra toutes ses responsabilités pour traquer ceux qui profitent de l’anonymat qu’ils pensent qu’Internet octroie pour inonder d’insanités les autres. Comme tous les pays modernes, le Sénégal dispose de moyens techniques pour les retrouver et les traduire devant la justice. A bon entendeur, salut ! »

En proférant ces menaces à l’endroit des internautes, le président semble méconnaitre cet aphorisme pourtant bien Sénégalais qui veut qu’on balaie en commençant sous ses orteils.

• S’il y a quelqu’un dont les propos dépassent toutes les bornes de la bienséance et du vivre ensemble, c’est bien Moustapha Cissé Lo.

• S’il y a quelqu’un dont il faut mettre un terme à la logorrhée verbale, c’est bien Moustapha Cissé Lo.

• S’il y a quelqu’un dont les invectives mettent à rude épreuve notre tolérance, notre patience, voire notre stoïcisme, c’est bien Moustapha Cissé LO.

Quand la rivalité politique tourne à la haine personnelle on n’est plus dans une saine émulation, mais dans l’antre de gladiateurs.

Or même dans les guerres les plus meurtrières, on note des moments de répit, communément appelés Cessez-le feu.
Il y a dans le tumulte et l’exubérance de la vie, des moments de répit spirituel , de méditation et d’introspection où l’ homme se retrouve seul avec lui-même pour se remettre en question, s’amender, prier et prendre de nouvelles résolutions.

Le Magal de Touba en fait partie.

L’hystérie de Moustapha Cissé Lo par contre ne connait pas de répit.

Pendant tout le Magal, il s’est laissé aller sans retenue devant les caméras et les reporters à des dérives verbales qu’il serait inconvenant de reporter. Et dire que Moustapha Cissé Lo est le premier vice président de l’Assemblée nationale et président de l’Assemblée de la CEDEAO.

Porter un individu qui passe tout son temps à invectiver et à insulter à la tête d’institutions aussi respectables et vouloir nettoyer le Net, parait pour le moins contradictoire.

A moins de donner raison à ce professeur de philosophie qui disait : “Un chef ne peut s’abaisser à proférer des insultes, mais il à besoin d’un homme de basses œuvres qui le fasse à sa place.”

Serigne Mbacké Ndiaye

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